De plus en plus de missions pour les gardes-pêche
C’est au siège de la fédération pour la pêche et la protection du milieu aquatique de la Drôme que s’est déroulée une formation qui a mobilisé pas moins de 35 gardes pêche particuliers des associations de pêche du département (AAPPMA).Un garde-pêche particulier est une personne ayant le devoir de faire respecter les lois sur la pêche. Pour ce faire, elle est commissionnée sur un territoire bien défini et assermentée auprès du tribunal. Maillon essentiel et irremplaçable entre l’association de pêche locale (AAPPMA) qui le commissionne et les pêcheurs, le garde-pêche est sur le terrain la vitrine de la pêche associative. Au-delà des prérogatives de police, le garde-pêche à également pour mission d’informer les pêcheurs, les conseiller et sensibiliser les autres usagers. Il assure une surveillance constante des rivières et est bien souvent à l’origine des alertes lors de pollutions. Le garde-pêche particulier doit donc cumuler de nombreuses compétences pour assurer pleinement ses missions : connaître parfaitement la législation, les espèces et leurs besoins écologiques, savoir gérer des situations parfois difficiles, savoir communiquer avec de nombreux acteurs et usagers des rivières…
Des bases nécessaires pour une action efficace
Cette formation assurée conjointement par Daniel Mercieux responsable de la brigade bénévole des gardes fédéraux et Yannick Gouguenheim, chargé de la communication de la fédération est une première réponse pour leur donner des moyens adaptés. La biologie et l’écologie des peuplements piscicoles ont donc été abordées de manière approfondie durant la matinée. Les perturbations d’origine humaine sur les milieux aquatiques et zones humides et leurs impacts sur la biodiversité ont également été étudiés. Le contrôle des pêcheurs durant un exercice de simulation est resté un moment fort de cette formation, où les gardes ont pu échanger leurs expériences et acquérir des procédures communes.
Quand l’Etat se désengage…
Le président de la fédération, Jean-Claude Monnet, présent à cette journée a rappelé que l’Etat « se désengage de plus en plus de cette mission. Le garde-pêche particulier est donc amené à assurer seul la police de la pêche et se doit donc d’être exemplaire et compétent en la matière. C’est pourquoi nous avons souhaité mettre en place un système de formation continue. Je tiens également à remercier les gardes qui s’investissent bénévolement tout au long de l’année pour protéger les rivières et soutenir les pêcheurs ».
Des sentinelles pour surveiller, prévenir et réprimer
Yannick Gouguenheim, formateur de la fédération ajoute : « permettre aux gardes de déceler les aménagements sur la rivière qui vont impacteur les peuplements piscicoles est pour nous une priorité ! Fort de cette compréhension du fonctionnement de ces écosystèmes, ils seront en mesure de nous informer sur d’éventuelles dégradations du milieu ; dès lors nous pourrons intervenir pour faire cesser les travaux illégaux ou poursuivre les pollueurs ! ».

Les dessins de Pascal
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