• Mardi 23 juin 2009 à 11h04

Didier Guillaume : « Un diagnostic censé mais pas d’horizon pour les Français »

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Suite au congrès de Versailles, hier, réaction de Didier Guillaume, président du Département de la Drôme et sénateur (PS) :

“Le Président de la République, face à la crise, a aujourd’hui fait le constat de la faillite de l’ultra-libéralisme économique. Il a enfin décidé de louer les mérites du modèle social français. Je suis totalement d’accord avec cet état des lieux. Ce constat, je  le fais depuis longtemps et je suis heureux, pour la France, que le Président de la République partage cette analyse. Si je partage le constat, je suis pourtant perplexe, voire inquiet quant aux idées avancées”.

L’élu drômois prend trois exemples :

- Les déficits : “Alors que les déficits et la dette publique ont littéralement explosé depuis 2002, le Président de la République souhaite continuer à endetter le pays et à hypothéquer l’avenir des générations futures. Il prétend qu’il y a de bons et de mauvais déficits. Pourtant, les déficits, ce n’est pas comme le cholestérol, il n’y a pas le bon et le mauvais. Le déficit, il est mauvais par essence. Il ne faut pas confondre déficits et dépenses publiques.”

- L’impôt : “Qui voudrait payer plus d’impôt ? Personne. Ce dont nous avons besoin, c’est de justice fiscale avec des impôts justes pour un service public efficace et moderne. Ce que nous attendons, c’est un grand débat sur la fiscalité en France où on applique réellement les principes républicains. Si le Président ne souhaite pas toucher le niveau de prélèvements, soit. Qu’il n’augmente pas les impôts, mais au moins, qu’il les répartisse mieux.”

- Les collectivités locales : “Diminuer le nombre d’élus régionaux et départementaux par deux, n’est pas une réponse concrète et adaptée. Tout d’abord parce que c’est mettre en cause notre démocratie territoriale, celle qui rapproche les Français de la politique. Mais c’est aussi jeter le discrédit sur les élus locaux qui votent et réalisent chaque année 75% des investissements publics de notre Nation ! Au lieu de vouloir réduire le nombre d’élus locaux, le Président devrait s’inspirer d’eux. Pour faire face à la crise, le Président de la République devrait passer un contrat de confiance avec les collectivités locales pour doper les investissements publics alors que l’investissement privé s’effondre.”

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