• Jeudi 28 janvier 2010 à 10h00

La mobilisation en faveur de Malik N'Diaye se poursuit

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L’indignation, la colère, mais une mobilisation et une combativité plus forte que jamais. Tels sont les mots d’ordre du collectif d’associations, en soutien au ressortissant mauritanien Malik N’Diaye, compagnon d’Emmaüs, arrêté le 14 janvier à la communauté de Saint-Paul-lès-Romans (lire Drôme Hebdo de ce jeudi 28 janvier). Comme nous l’écrivons dans note article papier ce jeudi 28, les manifestants (plus de 150 personnes) se sont massés, hier, mercredi 27 janvier, à 16 h 30 devant la préfecture, pour rencontrer le représentant de l’ état et lui faire annuler la procédure d’expulsion de cet homme de trente ans, très apprécié au sein de la communauté d’Emmaüs.  “La solidarité n’est pas un délit”, “arrêt des expulsions” étaient écrits en toutes lettres sur des pancartes brandies par les militants durant l’entrevue entre Mylène Persello, coresponsable d’Emmaüs Saint-Paul-lès-Romans et Corinne Minot, directrice de cabinet du préfet. La veille, Malik avait été libéré du centre de rétention de Lyon, mais il fait toujours l’objet d’une obligation de quitter le territoire français, chose sur laquelle les services de la préfecture ont refusé de revenir.


“Le préfet ne veut pas revenir en arrière”, a confirmé Mylène Persello. “Nous avons néanmoins obtenu un délai : il nous est possible de déposer un recours à l’OFPRA (office français de protection des réfugiés et apatrides) jusqu’au 12 février. On veut que Malik puisse rester en France, mais le préfet nous a demandé que Malik stipule par écrit quel est son projet  de vie. Dans l’état moral où il es, très choqué d’avoir été menotté et emprisonné, il ne peut pas avoir de projets. Il lui faut du temps pour décompresser et quinze jours c’est trop court”.

Pour autant, Mylène Persello et les associations qui l’entourent ne lâchent pas l’affaire. “Avec l’ASTI, on va travailler son dossier pour obtenir son droit d’asile. La préfecture nous a dit qu’elle était sensible au travail effectué par Emmaüs. Qu’elle prouve donc que ce ne sont pas que de smots”.

Cyril Lehembre

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