Pas de légende pour cette photo
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Victoria Pierre-Louis brigue le titre « Payse de France 2010 ».
Tout le monde l’espère à « Empi et Riaume » où la jeune fille pratique la danse. Samedi 16 janvier, la jeune lycéenne Romanaise était à Paris pour se présenter officiellement devant un public d’initiés en matière d’arts et traditions populaires. Du moins, c’était Francis Torres-Orman, secrétaire du groupe folklorique Romanais « Empi& Riaume », ayant fait le déplacement avec elle, qui en avait la lourde tâche. Il a ainsi exposé l’histoire du costume porté, qui n’est autre que le costume fidèlement reconstitué de la Romanaise.
Le plus dur reste à venir. Et cela se déroulera ce samedi 30 janvier. L’emploi du temps de Victoria sera là beaucoup plus chargé. Son absence à la répétition hebdomadaire sera toute excusée. En effet, retour à Paris où elle présentera enfin son diaporama sur la raviole, fleuron de notre folklore local. Là, le choix et sa connaissance du sujet, sa bonne culture générale, son élocution et sa prestance seront jugés. Et elle ne sera pas seul. A ses côtés, cinq autres candidates visent le titre tant convoité. Elles viennent de Guyane, du Rouergue, de Normandie ou encore des Antilles.
Croisons donc les doigts désormais, verdict final ce samedi. Peut-être présidera-t-elle le banquet de la soirée et voyagera dans le monde entier comme digne ambassadrice du folklore Français. Après les Romanaises Pauline Le Hesran, élue deuxième demoiselle d’honneur en 2005 et Fanny Girard élue Payse de France en 2007, on saura enfin ce soir-là si la fameuse écharpe reviendra à Victoria.
LE COSTUME DE LA ROMANAISE : FICHE D’IDENTITÉ
L’ensemble du costume est une réplique d’un costume d’une bourgeoisie de Romans-sur-Isère, reconstitué à partir de pièces de costumes et de documents d’archives. Ce costume est daté de la fin du XVIIIème siècle. Il a été confectionné par la costumière bénévole et émérite du groupe Pierrette Bertrand.
→ Près de 200 heures de travail consacré à l’ouvrage.
Les chaussures. Elles sont de couleur noire avec un talon dit « bobine » de 4 centimètres. On y observe aussi une boucle en métal et une languette au point fort du pied qui forme un semblant de cœur.
Les bas. Ceux-ci sont en coton ou en laine. Ils sont élaborés selon la personne qui les porte. En effet, plus la personne était riche, plus les bas étaient travaillés.
Le pantalon. Ou appelé « pisse-vite ». Il est normalement ouvert, mais pour le besoin des danseuses, il est fermé. On comprend aisément pourquoi. On y découvre beaucoup de dentelles. Pourquoi ? Tout simplement pour permettre aux messieurs d’entrevoir de petits morceaux de dentelles affriolantes lors de la montée en carrosse ou du petit vent..
→ 5 heures de travail
Le jupon. Monté sur une ceinture plate, il permet d’affiner la taille des dames. Une fois amidonné, et c’est sa particularité, celui-ci doit tenir droit et seul sur le sol. Toujours avec beaucoup de dentelles, étalage prononcé de richesses.
→ 40 heures de travail
La robe. Son originalité tient dans l’originalité de celle-ci : grands plis plats sur le devant, mais pas de plis à l’arrière comme c’est le cas pour la plupart des autres robes du Dauphiné. On remarque le tissu foncé utilisé qui accentue la taille de guêpe.
Les manches en dentelle sont de fausses manches d’époque brodées main. Ce sont des manches dites « de propreté » permettant de laver séparément la dentelle.
→ 50 heures de travail
Le tablier et le châle. Confectionné en taffetas de soie naturelle, l’ensemble est appelé « affutiaux ».
→ 20 heures de travail
La coiffe. Reconstitution d’une coiffe type de Romans de 1783, fabriquée en tulle. C’est un bonnet phrygien, annonciateur de la Révolution Française. L’association en conserve une de l’époque dans ses locaux. Malheureusement, le tulle ne résistant pas au temps, et hydrométrie jouant, elle se détériore très rapidement.
→ 80 heures de travail
L’amidonnage. On le fait avec des granulés d’amidon auxquels on ajoute de la gomme arabique, de la poudre de cierge et un litre d’eau. Dès que le mélange est translucide et que la composition a un aspect miel, le mélange est appliqué avec un pinceau.
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