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Rencontre avec Marie-Hélène L’Helgoualch, représentante départementale de l’association des paralysés de France qui se penche sur la Fête du Sourire qui se déroulera samedi 29 mai à Valence.
Qui est à l’initiative de la Fête du sourire qui se déroulera samedi 29 mai ?
Marie-Hélène L’Helgoualch : Cette manifestation se déroule au niveau national. Elle est à l’initiative de l’APF qui tente de tordre le cou à cette image misérabiliste des paralysés. On s’amuse, on est gai, et on participe à la vie comme tout le monde. Cette opération constitue également un moyen de trouver des fonds. Pour autant, cela n’est pas le but premier. On souhaite faciliter des rencontres, valides et nonvalides, rencontres intergénérationnelles…
Quelles sont les activités proposées au cours de cette journée ?
A partir de 14 h 30, les activités sont plutôt familiales. Beaucoup de jeux pour les enfants dont un atelier créatif pour la fête des mères. Un jeu de piste a été créé par les Scouts de France… Activités pour les grands également. On fonctionne avec un grand nombre de partenaires dont la sécurité routière, les Autoroutes du sud de la France (ASF). On pourra donc pratiquer la conduite en état d’ivresse par le truchement d’un simulateur. Grâce à l’écurie de course Serge Gilloin, les personnes handicapées monteront à bord d’une voiture de course. Quel handicapé oserait aller sur un circuit automobile ?
Quelle sera la teneur du spectacle donné par Hassan, comédien professionnel et humoriste ?
A 18 h, se déroulera l’inauguration en présence de personnalités. Elle sera suivie d’un spectacle signé Hassan « 4 fauteuils pour 6 », écrit et joué par des membres de l’APF. On a, pour cette création, demandé à toutes les personnes handicapées de nous raconter les situations cocasses de leur vie quotidienne. Une personne en fauteuil roulant entre dans un bureau et elle entend « Asseyez-vous ! ». Une autre, une cliente en fauteuil, se rend dans une boutique accompagnée d’une amie. La vendeuse s’adresse systématiquement à l’accompagnatrice… Toutes ces anecdotes ont nourri cette pièce de théâtre.
Comment estimez-vous la place aujourd’hui des personnes handicapées dans la société ?
Depuis la loi de 2005, la situation a bien évolué, notamment avec la création de la maison départementale des personnes handicapées. Ainsi que l’obligation, avant 2015, de rendre accessible tous les établissements qui accueillent du public. Il y a un compteur qui tourne. C’est une grande avancée. Aujourd’hui, on sort de chez soi, on fait des courses, on va à la poste, à la mairie, on pratique un culte… La mise en accessibilité et les ressources financières sont primordiales. Actuellement, on se bat sur ce dernier point. Des personnes perçoivent une allocation d’adulte handicapé (AAH) de 680 euros et des poussières. C’est en dessous du seuil de pauvreté. L’APF milite pour qu’elles disposent d’un revenu équivalent au smic brut. Pour la Fête du Sourire, on compte bien évidemment sur le soleil.