Pas de légende pour cette photo
Prélude au festival de la correspondance de Grignan ce dimanche 4 juillet.
Toc, toc, toc. Trois coups résonnent de derrière les rideaux. Ceux-ci s’ouvrent. Un comédien entre. Puis d’autres. La scène s’anime. La vie prend forme. Le théâtre… C’est le thème cette année du festival de la Correspondance de Grignan qui a lieu du mercredi 7 au dimanche 11 juillet. Thème repris par les catholiques de l’association « chrétiencom. com », dès ce dimanche 4 juillet, à l’occasion du 8e prélude au festival, à la collégiale Saint-Sauveur. Associer Dieu au théâtre ? Drôle d’idée et défi majeur pour cette édition 2010. Mais les membres de chrétiencom. com ne manquent pas de ressources.
Depuis huit ans déjà, ces personnes essentiellement issues de la paroisse Saint-Jean-François-Régis-sur-le-Lez, mais aussi des paroisses et communautés environnantes (Tricastin, Valdaine) ont entrepris de mettre leur griffe en introduction à ce grand rendez-vous culturel grignanais du début de l’été. Hommage aux écrits célèbres (le château de Grignan était celui de la marquise de Sévigné, auteure de nombreuses lettres), le festival de la Correspondance a trouvé son « pendant chrétien » depuis 2003, avec un prélude où sont lus des textes – profanes ou sacrés – « pour partager notre espérance », ainsi que l’affirment haut et fort les adhérents de l’association.
Mais en 2010, la partie ne s’annonçait pas simple : « Dieu et le théâtre, ou plus exactement l’Église et le théâtre n’ont pas toujours fait bon ménage », expliquent les organisateurs. « Mais l’équipe a décidé d’aller plus loin en s’interrogeant : quand Dieu frappe les trois coups ».
Belle image d’une certaine vision chrétienne de Dieu, vu comme celui d’un « régisseur qui annonce la représentation ». D’aucuns diraient qu’il « met tout en place pour laisser l’homme libre d’être l’acteur de sa propre vie ».
Forcément un peu acteurs, les lecteurs d’un soir – Pascal Geoffroy, Serge Pauthe et Martine Limonta – entrecoupés en musique par Fabienne Meduro (orgue), Igor Nareika (trompette), MAlou Beauny (soprano), Bertrand Di Bettino (ténor) clament des textes, des lettres, des témoignages « pour laisser à Dieu sa part inaugurale et humble pour laquelle il intervient dans nos vies », selon les organisateurs. Toc, toc, toc, « Quand Dieu frappe les trois coups » : place, dimanche, au spectacle…