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Dominique Quet fait le point à mi-parcours de son mandat.
Élu municipal depuis 1989, cela fait maintenant 10 ans que Dominique Quet préside aux destinées de la commune dont le développement saute aux yeux de tous. Avec Dominique Chassoulier, adjointe chargée de la communication et du personnel, il a passé en revue chacun des objectifs annoncés en 2008
Une nouvelle halle des sports
La halle des sports : sera livrée à l’automne 2011 et ouverte aux associations sportives en janvier 2012. L’enquête réalisée récemment confirme la demande de sports collectifs. Outre les écoles, des contacts ont été pris avec des clubs pour développer la pratique du basket, du hand-ball, du volley et du badminton. Une attention est portée aux publics féminins et enfants.
L’aménagement de l’entrée sud de la commune : il reste à connecter deux voies récentes à l’avenue de Provence. Avec les services du Département les choses sont calées, on procède actuellement au recrutement d’un cabinet d’études pour l’élaboration d’un projet d’aménagement sur des critères précis. La réalisation, qui va du rond-point du Rousset jusqu’au feu rouge de la poste, est évaluée à près d’un million et demi d’euros. Elle pourrait s’étaler sur deux ou trois ans. La charge sera supportée par le Département et par la commune.
Un urbanisme effréné
La maîtrise de l’urbanisme : c’est ce qui est le plus difficile à gérer. Ce qui était prévu pour s’étaler sur 10 années, dans le Plan Local d’Urbanisme (PLU) adopté en 2006, s’est réalisé en 5 ans. La prochaine équipe municipale devra sans doute élaborer un nouveau PLU, mais cette fois encadré par le futur Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) qui donnera des orientations, par le Plan Local de l’Habitat (Valence Agglomération) qui définira une programmation.
Les zones d’activités : elles sont à présent bien avancées. Pour le Pas du Buis, les élus ont jugé intéressant d’avoir un pôle de restauration et un hôtel 2 étoiles qui pourraient intéresser les saint-marcellois. Sur la restauration, l’aménageur s’était engagé avec la mairie à ne pas accueillir de restauration rapide. Cet engagement n’a pas été tenu et la commune ne dispose pas de moyens pour le faire respecter. Récemment, la commune a préempté un terrain rue du Pont de la Roche. Si la vente se faisait, ce serait l’occasion pour la commune de définir ce qu’elle veut, comme cela a été fait pour la zone du Rousset où l’on a essayé que les implantations nouvelles ne concurrencent pas trop le commerce local. Il pourrait y avoir un partenariat public-privé.
La sécurité des piétons
Cadre de vie et environnement : on a développé des prairies fleuries, le personnel a réduit le recours aux produits toxiques dans les espaces verts et le traitement des sols. En matière de déplacements, on a installé des trottoirs partagés piétons et cyclistes rue de la Liberté. Ce point figure dans le cahier des charges pour l’aménagement de l’avenue de Provence.
Sécurité : on va développer une expérience de voie partagée piétons-cyclistes-voitures rue des Campanules, et une Zone 30 a été réalisée rue de la Liberté sur la partie traversante. Pour les questions de sécurité des piétons et des voitures, la commission para municipale et le pédibus font un travail appréciable. Le maire insiste pour qu’on évite la confusion entre les actes d’incivilités, certes pénalisants et énervants, et l’insécurité. Pour les incivilités, on réalise un travail de prévention de la population et de rappel des règles avec la police. Pour les actes délictueux, les forces de gendarmerie sont présentes et tiennent le maire au courant. Malgré des cambriolages, et les vols à la roulotte, notamment sur la zone de la gare Rovaltain et sur la zone de Laye, le nombre n’est pas significatif même si cela existe et que c’est tout à fait anormal. Le phénomène reste cyclique. La sécurité est une mission régalienne de l’État, en l’occurrence de la gendarmerie qui obtient des résultats. La situation n’est pas telle qu’il faille payer sur le budget communal (et donc par les habitants) un deuxième agent de police municipale.
Écoles et éducation : la commune fait un effort particulier pour le financement d’un intervenant sportif et d’une intervenante musique dans les écoles. Actuellement une plasticienne et un musicien ont pu être engagés sur des projets exceptionnels. Les locaux scolaires sont aujourd’hui totalement occupés à l’école Bouvier. Il reste des salles libres à l’école primaire André Blanc qui pourraient, si besoin, être mises à la disposition de l’école maternelle. C’est en maternelle qu’il y a du monde, on est en limite d’ouverture de classe, même si à Saint-Marcel on n’accueille les enfants qu’à l’âge de 3 ans.
Culture : c’est un des aspects où l’on a le plus innové. Il n’y avait pas jusqu’en 2008 de politique culturelle municipale. C’est chose faite à présent. Il y a une volonté des élus, en même temps que le souci de se coordonner avec ce qui se fait déjà par les associations. Par ailleurs, l’agglomération valentinoise pourra être un appui précieux, même si jusqu’ici elle a d’abord permis aux acteurs culturels et aux communes de se connaître mieux.
Pas d’augmentation des impôts locaux
La construction d’un Établissement d’Hébergement Pour Personnes âgées et dépendantes (EHPAD) : le choix a été fait de confier sa réalisation à une structure privée qui proposait un prix de journée le plus bas possible. La commune n’était pas capable de gérer elle-même.
Le cœur du village : Une nouvelle construction, telle que l’ensemble des Micocouliers était prévue. La résidence des Micocouliers s’est remplie facilement, les locataires y restent durablement. Il y a des demandes, mais il n’y aura pas de nouvelles réalisations avant 2014, en dehors des trois ensembles locatifs prévus rue de la Liberté. La commune accueille un nombre important de personnes handicapées.
La communication locale : Dominique Chassoulier, en charge de ce secteur, est satisfaite que les objectifs aient été atteints : remise en forme du site internet et du bulletin communal. Installation du panneau d’informations lumineuses face à la mairie depuis la dernière rentrée. Sur l’aménagement de la rue de la Liberté (1re tranche) les riverains ont pu donner leur avis. Pour le maire, la consultation des habitants et des associations sur les nouveaux projets ne se justifie qu’une fois le premier avant-projet architectural établi, dans le cadre de l’enveloppe définie par les élus. Par ailleurs, une large place est faite aux associations qui peuvent s’exprimer dans le journal communal et dans le cadre des commissions paramunicipales, sur la sécurité ou la culture, et bientôt sur le sport. Même si les élus reconnaissent qu’elle a touché jusqu’ici peu de monde, la réunion annuelle d’information de la population répond aussi à ce souci d’informer le plus grand nombre sur les réalisations et les projets des élus municipaux.
Finances communales : En ce qui concerne les impôts, les élus maintiennent leur choix d’un taux d’imposition stable (pas d’augmentation pour la 3e année consécutive cette année) conscients que, par rapport aux communes de même taille, Saint-Marcel se situe parmi les communes où le taux est le plus faible. S’ils reconnaissent que, symétriquement, les dépenses de la commune en services pour ses habitants sont comparativement plus faibles, en personnel par exemple, ils soulignent le fort investissement des élus municipaux dans la prise en charge de certaines fonctions qui pourraient être assurées par du personnel. Pour Dominique Quet et son adjointe, outre les économies réalisées, c’est une manière concrète de créer et développer des liens entre les habitants de Saint-Marcel.
Un projet retardé
La médiathèque : Ce projet est en panne pour l’instant. Plusieurs éléments doivent être pris en compte : le personnel est à présent communal. La commune a passé, depuis le 1er janvier 2011, le seuil des 5 000 habitants. La nouvelle agglomération valentinoise a repris en 2010 les bâtiments et le personnel des médiathèques des quatre communes de plus de 5 000 habitants : Valence, Bourg-lès-Valence, Portes-lès-Valence et Chabeuil. Qu’en sera-t-il à l’avenir ? Côté finances, il y a des incertitudes car la dotation générale de fonctionnement versée par l’État est gelée, elle sera même peut-être diminuée de 6 %. Enfin, il faut laisser le temps à l’association des bibliothécaires bénévoles, l’Oiseau Lire, de conforter ses actions. La commune dispose de plusieurs terrains pour une implantation qui ne devrait pas être trop excentrée.
Jean-Daniel Vernier