SOCIÉTÉ

•  LEHEMBRE Cyril • Lundi 19 septembre 2011 à 0h51

Un accueil Alzheimer sur la commune

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Une halte-relais pour les malades et leurs aidants au centre communal d’action sociale de Saint-Donat-sur-l’Herbasse. Lundi 12 septembre, la halte-relais à destination des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, troubles apparentés et perte de mémoire, est officiellement inaugurée. En partenariat avec la commune et l’association France Alzheimer Drôme, le CCAS (Centre communal d’action sociale) a mis sur pied cette nouvelle structure et espère contribuer, par le biais de ces ateliers, à l’amélioration du quotidien des malades mais aussi de leurs accompagnants.

C’est en présence des conseillers généraux Jean-Louis Bonnet et Pierre Pieniek, d’Aimé Chaléon, maire de Saint-Donat, d’élus du canton et de nombreux autres invités, dont les représentants de France Alzheimer, que Marie-Hélène Thoraval, députée, a symboliquement coupé le ruban, inaugurant ainsi la salle dédiée à l’accueil des malades.

Cette halte-relais peut permettre d’empêcher le basculement dans la dépendance, en luttant contre l’isolement des personnes atteintes et en les maintenant en activité. Elle entend aussi favoriser le maintien à domicile des personnes dépendantes et soutenir les aidants dans leur accompagnement d’un parent, conjoint ou ami. Pour ce faire, deux types d’ateliers ont été mis en place proposant de la musicothérapie et de l’art-thérapie. La finalité de ces ateliers, respectivement animés par Pascal Viossat et Isabelle Le Carpentier, est de proposer aux malades des moyens d’expression et de communication individualisés, tout en aidant l’entourage à adapter son comportement. En exploitant leur potentiel artistique, on aide ces personnes à communiquer, à exprimer leurs émotions, leurs ressentis, ce qui concourt à atténuer leur anxiété et à améliorer leur estime de soi.


« En peu de temps, l’évolution de ces personnes »


À ce jour, les ateliers accueillent six personnes (à raison de deux heures par semaine) qui s’organisent autour d’un temps d’accueil des malades accompagnés de leurs aidants, d’un temps d’animation à vocation ludique, culturelle ou créative et enfin d’un goûter partagé. « En peu de temps nous avons pu constater l’évolution de ces personnes », explique Annie Pineau, responsable du CCAS. « Elles sont heureuses de se retrouver, de parler entre elles, d’effectuer de petits travaux manuels qui les valorisent ».

En Drôme, on dénombre actuellement 6000 personnes atteintes. Ce nombre, selon les estimations, devrait atteindre 8000 à l’échéance 2020. D’ici là, pour accueillir dignement ces personnes, il faudrait tripler le nombre de places. Un vrai défi pour une politique de santé sociale qui doit prendre en compte une population dont l’espérance de vie des femmes est désormais de 100 ans… « Selon les termes mêmes de Madeleine Veyret, présidente de France Alzheimer Drôme, nous voulons travailler en projet de vie ce qui signifie travailler sur la durée pour une prise en charge globale, condition sine qua non à une action efficace », complète Annie Pineau. Et pourquoi pas, dans l’idéal, des ateliers d’accompagnement aux « aidants » parfois fort démunis face à ces troubles de comportements ?

Claire Wagner (Clp)

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