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En attendant le conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN) qui se tient ce jeudi 9 février, le directeur académique des services de l’éducation nationale de la Drôme Christian Bovier (ex-inspecteur académique et renommé ainsi depuis le 1er février), a apporté quelques éléments de précision quant à la nouvelle carte scolaire. Même si la suppression de onze postes en milieux défavorisés est toujours d’actualité, il a tenu à fixer quelques priorités. Parmi elles, le département de la Drôme devrait connaître en septembre prochain 22 ouvertures de classes et 18 fermetures au maximum. Christian Bovier s’est notamment penché sur le cas des écoles rurales qui pourraient voir s’ouvrir 4 classes, alors que 3 seulement devraient fermer. Sur ce point, le directeur académique a d’ores et déjà fait part que l’école de Verclause allait définitivement fermer ses portes à la rentrée prochaine : « Cette école n’avait plus que 5 élèves et cela concernait 3 familles, a-t-il indiqué. Aucune école ne fermera s’il y a au minimum 7 élèves. » Comme l’an dernier à pareille époque, la question sur l’avenir de l’école Saint-Agnan est toujours en suspend.
6 ouvertures dans les milieux défavorisés
Du côté des écoles situées en milieux défavorisés, deux classes devraient s’ouvrir à Valence (Michelet et une classe spécifique), trois à Romans (Saint-Just, Paul Langevin et Saint-Exupéry) et une à Montélimar (Pracomtal). « Sachant qu’à Valence, le cas est un peu particulier puisque nous créons une classe d’accueil pour les nouveaux arrivants des pays de l’Europe de l’Est, a expliqué Christian Bovier. C’est délicat car ce sont des jeunes qui ont un peu tous les âges et il faut vraiment tout leur enseigner, à commencer par la langue française. »
Statu-quo pour la maternelle
En maternelle, quatre ouvertures de classes pour autant de fermetures, voire plus, sont prévues à la rentrée. Toutefois, le nombre moyen d’élèves par classe est légèrement supérieur au primaire (26,67 contre 23,18 prévus en 2012). Le syndicat d’enseignants SNUIPP se plaignait, dans ces mêmes colonnes, de classes surchargées. Des classes atteignant parfois 30 élèves. « En maternelle, il arrive souvent que 20 % des enfants ne soient pas là. Soit parce qu’ils sont malades ou bien parce que les parents ne les mettent pas à l’école l’après-midi », a lancé Christian Bovier, qui n’a donc pas estimé nécessaire de faire varier les fluctuations d’ouverture et de fermeture à la rentrée prochaine à ce niveau-là.
Cyprien Dumas