POLITIQUE

•  Fournier Julie • Mercredi 30 mai 2012 à 0h29

« Alain Maurice veut qu’on s’affronte dans les prétoires plutôt que dans les isoloirs »

  • Illustration actu Grande illustration actu

    Pas de légende pour cette photo

Début juillet, le chef de file de l’opposition valentinoise Nicolas Daragon devra aller s’expliquer devant le tribunal de Valence suite à une plainte déposée par Alain Maurice en 2008, juste après les élections municipales.

Une convocation au motif de « prise illégale d’intérêt » que Nicolas Daragon tient à expliquer, tellement de choses pouvant être mises derrière ce terme.

En fait ce qui est reproché à l’élu valentinois, c’est d’avoir participé à des délibérations du conseil municipal et du conseil général en faveur de l’office de tourisme alors qu’il y travaillait (responsable commercial puis directeur général entre 2000 et 2008).

Nicolas Daragon tient cependant à préciser que lors de ces prises de positions qui lui sont reprochées, il n’était pas présent : « au conseil municipal comme au conseil général, il s’agit de votes auxquels je n’ai pas directement participé. En fait j’avais donné pouvoir à des collègues élus qui ont omis de préciser qu’ils ne participaient pas à ces votes en mon nom ».

Par ailleurs le président du groupe d’opposition “Valence demain” tient à rajouter que ces subventions représentent moins de 10 % du budget de l’office de tourisme, et que ces dernières ont toujours diminué quand il en était à la tête. « Enfin, la nature et le montant de ces subventions étaient encadrées par des conventions qui sont restées les mêmes de 1997 à 2010, alors que j’ai travaillé à l’office de 2000 à 2008. »


Un procès politique


Nicolas Daragon s’offusque également qu’Alain Maurice ait déposé plainte alors qu’il a lui-même voté, en tant que conseiller général, les délibérations concernant l’office de tourisme, ce qui lui fait conclure que ce procès est purement politique : « C’est une attaque personnelle. Cette procédure devant les tribunaux n’a pas d’autre objectif que de me nuire et de m’écarter de la vie publique. »

L’élu valentinois explique en effet que cette procédure donne lieu à des rumeurs et qu’il a même reçu des lettres anonymes (contre lesquelles il va porter plainte), qui disent tout et n’importe quoi.

Malgré cela, Nicolas Daragon, qui ne risque au final pas grand-chose si ce n’est une amende avec sursis, reste serein car dans cette histoire sa probité n’est pas remise en cause : « les reproches qui me sont faits portent sur la forme et non le fonds » explique t’il avant d’ajouter : « Même si je vis cette procédure comme une blessure, elle n’engage pas ma détermination et je serai toujours là en 2014 pour les élections municipales. »

Une échéance à laquelle l’élu valentinois ne renonce pas, même s’il observe que depuis l’annonce de sa candidature à la mairie de Valence en janvier dernier, il est « victime » de diverses attaques de tous côtés : « Il faut croire que je gêne ».

« Alain Maurice déplace le sujet : au lieu des isoloirs, il veut qu’on s’affronte dans les prétoires. Mais ce sont bien les urnes qui parleront dans 2 ans » conclue Nicolas Daragon.


Julie Fournier


La réponse d’Alain Maurice

Contacté sur le sujet, Alain Maurice n’a pas souhaité s’exprimer dans les médias mais a fait passer un communiqué dans lequel il nie avoir déposé cette plainte :

« Une saisine d’élus municipaux contre Nicolas Daragon a eu lieu en 2005 alors qu’Alain Maurice n’était pas élu de Valence à cette époque. En janvier 2008 Alain Maurice a dénoncé ces faits avant les élections municipales. Depuis il n’a pas eu connaissance de la procédure judiciaire, pensant d’ailleurs qu’elle était classée. La justice doit faire son œuvre en toute indépendance et Alain Maurice n’a aucun commentaire à faire sur cette procédure. »

Ayant eu connaissance de cette réponse, Nicolas Daragon affirme lui, de son côté, qu’il possède la plainte, bien signée de la main d’Alain Maurice.

VN:F [1.8.4_1055]

Notez cet article

Partagez

... échangez, publiez cet article sur les sites où vous avez un compte personnel.

Réagissez

Réagir à cet article