ÉGLISES

•  PRAT Estelle • Mercredi 7 novembre 2012 à 0h15

Ils accompagnent les familles en deuil

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Depuis quelques années, des équipes de funérailles se sont constituées dans les paroisses. Ces laïcs sont chargés de rencontrer les familles pour préparer les obsèques et, de plus en plus, conduisent les cérémonies en l’absence de prêtres. « Il y en a moins qu’avant et la célébration des funérailles n’est pas un sacrement donc il n’y a pas obligation qu’il y ait un ministre d’Église. Par contre, si la famille est très pratiquante et demande une messe, il y aura un prêtre » indiquent Marie Riou, Henri Rebatel et Maurice Roissac qui font partie de la vingtaine de laïcs bénévoles des équipes de funérailles de Valence.

Ce sont les entreprises de pompes funèbres, contactés par les familles lors d’un décès, qui appellent le secrétariat paroissial si il y a une demande d’une célébration catholique. Le secrétariat se charge alors de trouver un prêtre et contacte l’équipe de funérailles. « Nous nous rendons une ou deux fois au domicile des gens pour préparer la cérémonie. C’est un moment très important et très riche en échanges. Les gens nous font confiance et nous disent des choses très personnelles. Chaque rencontre est unique, c’est une leçon de vie ».


Témoigner de l’espérance


Alors que la société actuelle se situe plutôt dans le déni de la mort, eux permettent d’en parler. « On parle plutôt de « passage », de « l’entrée dans une vie nouvelle ». Nous témoignons de l’espérance, c’est notre foi. D’ailleurs, nous faisons bien attention à ce que la cérémonie religieuse soit basée sur l’espérance ». Le rituel contribue au travail du deuil, la cérémonie permet d’accomplir ce rituel avec les lectures, les prières et les chants, et des signes très forts : l’eau et la lumière qui symbolisent la vie et rappellent le baptême du défunt. Évolution des temps, la cérémonie religieuse se déroule parfois dans des maisons de retraite ou au crématorium de Valence.


Un service aux familles


« À la fin de chaque cérémonie, je me pose toujours la question : est-ce que j’ai bien transmis cette espérance à laquelle je crois ?  » confie Maurice Roissac. Depuis peu, ces laïcs ont reçu une lettre de mission du prêtre modérateur de leur paroisse. Auprès des familles, ils représentent la communauté chrétienne toute entière. « On offre un service aux familles qui nous sont reconnaissantes pour ce qu’on partage » constate Henri Rebatel.


Un lien maintenu


Le lien est maintenu avec les familles endeuillées qui gardent les coordonnées des équipes de funérailles de leur quartier (ou leur village). Sur la paroisse Saint-Emilien (centre-ville de Valence), une messe souvenir a lieu tous les deux mois. « On invite les familles endeuillées, il y a une trentaine de personnes à chaque fois. La messe est suivie d’un temps de partage autour d’un café. Cela permet de parler, de garder le contact » explique Maurice Roissac. Et chaque 2 novembre, jour de la fête des morts, une messe est célébrée dans chaque paroisse pour les défunts de l’année. À cette occasion, on cite les noms des défunts et on allume des bougies. « Ceux qui viennent à cette célébration sont souvent des gens qu’on a aidé, des gens qui n’étaient pas pratiquants » remarque Henri Rebatel. « On exerce un ministère de compassion » estime Marie Riou.


Estelle Prat

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