SOCIÉTÉ

•  DJEMA Pascal • Samedi 17 novembre 2012 à 0h22

Ces jeunes tombés en 14-18

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Le 10 novembre 2010, une délégation du Souvenir français venait déposer une gerbe devant le monument aux morts inauguré en 1925 et qui a fini par être apposé dans un des bâtiments du lycée du Dauphiné, boulevard Roure. Lundi 12 novembre dernier, une nouvelle délégation du Souvenir français, emmenée par son président local, Max Reymond et le président d’honneur départemental, le général Mazars de Mazarin, est revenue aposer cette fois-ci la cocarde tricolore du Souvenir en présence d’une classe d’une classe de première management et gestion pilotée par les enseignants, Nicolas Danjaume et Laurent Jacquot.

Ce dernier a fait un rappel historique du monument sur lequel 29 noms sont gravés pour toujours : Pierre Biro, Félix Robin, Fernand Dreys. ils étaient jeunes et avaient effectué leur scolarité dans ce qu’on appelait alors l’école pratique de commerce& d’industrie de Romans. Des élèves actuellement scolarisés ont réalisé des dossiers sur ces hommes fauchés dans la fleur de l’âge sur tous les fronts de 1914 à 1918. Aujourd’hui, les élèves ont participé au dépôt de gerbe et écouté les différentes interventions des personnalités. Max Reymond a parlé du devoir de mémoire et de « l’indispensable relais constitué par la jeunesse pour les générations à venir ». Marc Ortolani, proviseur de l’établissement a renchéri : « Les jeunes doivent apprendre ce qui s’est passé pour préparer l’avenir ».

Quant à Philippe Drésin, maire de Romans, il a salué « le courage des Poilus et des soldats venus des Colonies sur le front, pendant quatre ans ».

Enfin, les adolescents ont eu droit à la parole comme Joris qui s’est exprimé au nom des jeunes présents : « La Grande Guerre, ce sont surtout les Gueules cassées qui m’ont marqué. Ces hommes déformés par des blessures profondes ». À côté de lui, Sofiane ajoute, il rappelle « que les guerres ont toujours existé mais celle-ci a emmené des hommes de tous les continents à se battre principalement en Europe qui était coloniale à l’époque ». Audrey souligne : « 14-18, c’est aussi la récupération de l’Alsace-Lorraine. C’est un peu pour ça qu’on a fait la guerre ». Quant à Ophélie, elle reste marquée par « la souffrance de ces gens qui vivaient dans des tranchées par tous les temps et sous la mitraille et le feu ».

 

Pascal Djemaa (CLP)

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