ÉGLISES

•  LEHEMBRE Cyril • Dimanche 26 mai 2013 à 9h04

L’autel de Léoncel consacré

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Un rai de lumière croisée. De la fumée d’encens monte le long des volutes de l’abbaye de Léoncel et s’évapore en direction du ciel. Tout un symbole. L’image forte d’un rite tout à fait particulier célébré lundi 21 mai par Mgr Lagleize : la consécration du nouveau autel de l’édifice cistercien bâti à la limite du Royans et du Vercors. « Une consécration est un événement rare », a d’ailleurs déclaré l’évêque de Valence à la foule rassemblée dans la petite église. « Il a fallu que je sois ordonné évêque pour assister à une célébration de ce type ».

Le rite, calqué sur la liturgie classique du dimanche, est structuré en trois étapes : après l’homélie et la lecture de la parole biblique et évangélique, l’évêque procède à la mise en place des reliques d’un saint (on chante alors la litanie des saints comme pour l’ordination d’un prêtre), puis à l’aspersion du Saint-Chrême (huile bénite utilisée pour le sacre des rois) et enfin à l’encensement. Tout cela avant la communion de l’assemblée, particulièrement recueillie en ce lundi de Pentecôte. Il faut dire que ce cérémonial exceptionnel, solennel, ne manquait ni de mystère ni d’intensité, dans un cadre médiéval s’y portant particulièrement bien. Au demeurant, Mgr Lagleize n’oubliait pas de souligner l’esprit de communion qui entoure ce type de rite.

« Consacrer un autel, ce n’est pas rien », a-t-il expliqué. « Cela veut dire que Dieu a dressé sa table parmi nous, qu’il habite au milieu des hommes, au quotidien, et qu’il est attenfif à la prière des hommes. Un autel, c’est une invitation à la prière. Un autel a une dimension universelle concernant l’humanité tout entière, rappelant que le Christ est la pierre angulaire de la demeure de Dieu. Mais il est aussi signe de la communion des saints, ou autrement dit de la solidarité entre les morts et les vivants. De là vient l’idée d’y déposer des reliques pour fortifier ce lien ».

Les reliques qui ont été déposées sont celles de Bienheureux Marie-Joseph Cassant, moine trappiste du 19e siècle, originaire du Sud-Ouest de la France et décédé prématurément de la tuberculose. « Cet homme, qui s’est laissé transformer par Jésus, a été béatifié en même temps que l’Ardéchois Pierre Vigne, en 2004 », a alors précisé Mgr Lagleize. Un heureux signe des temps pour l’évêque de Valence qui conclut : « On ne regarde plus jamais un autel de la même manière à partir du moment où il est consacré ».

Cyril Lehembre




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« Consacrer », c’est rendre sacré. À la fin du mois d’avril, l’abbaye d’Aiguebelle a installé du mobilier liturgique au sein du chœur de l’église, suite à une commande faite auprès d’un sculpteur spécialiste d’art sacré Bernard Foucher : un pupitre, un amblon, des sculptures, un baptistère et bien sûr un autel (Drôme Hebdo reviendra la semaine prochaine sur le détail de ce mobilier). Simple objet lorsqu’il est livré à l’église, l’autel prend une dimension spirituelle et devient objet « religieux », « béni » ou plus exactement « sacré » lorsqu’il est « consacré ».

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