SOCIÉTÉ

•  LEHEMBRE Cyril • Vendredi 27 septembre 2013 à 9h00

Une avancée vers « l’e-administration » ?

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Vous voulez aujourd’hui inscrire votre enfant à la cantine, ou bien acheter un abonnement aux lignes de bus Citéa. Ou encore postuler à un appel d’offres proposé par une collectivité territoriale. Il vous faut téléphoner, vous déplacer, contacter tel ou tel service ou naviguer, par ordinateur, sur le site Internet adéquat pour effectuer vos démarches.

Demain, grâce aux avancées technologiques, les choses pourraient s’avérer plus simples. En une seule plateforme Internet, l’usager aura accès à tous les services possibles et imaginables par exemple du conseil général de la Drôme, de la Région Rhône-Alpes, de l’État, de tel ou tel syndicat de tri des déchets, de telle commune. Plus encore, l’usager pourra aussi opérer des démarches similaires avec d’autres pays européens.

C’est le sens du projet (pour l’heure appelé « Oasis ») initié par le Pôle numérique Drôme-Ardèche basé à Rovaltain et qui entrera dans sa phase de test à partir du printemps prochain. En la matière, la Drôme est pilote sur tout le territoire national et reçoit le soutien de la commission européenne qui finance cette initiative coûtant 4 millions d’euros à hauteur de 50 %.

Pour cet « Oasis de services en ligne », un consortium des différents partenaires (français, anglais, italiens, bulgares et turcs) vient de s’achever à Rovaltain. Douze partenaires (privés et institutions) et six pays ont activement travaillé sur le sujet depuis 2009. Oasis sera une plateforme de services interactifs grâce au partage de données, à destination des citoyens, associations, collectivités et entreprises.

« En France, on va avancer ainsi vers l’e-administration », annonce Hervé Rasclard, président du Pôle numérique. « On va offrir à l’usager un panel de services en fonction de ses besoins, avec un gestion plus pratique, plus fiable et plus sécurisée, tout en simplifiant l’accès aux services en ligne. C’est avant tout une manière de rendre les services publics plus accessibles et d’ouvrir la participation citoyenne. C’est l’occasion pour les collectivités de se porter garantes d’un patrimoine public de services et de données. On gagnera du temps et on réduira les coûts ».

En entrant sur la plateforme, l’usager aura l’avantage de ne disposer que d’une adresse unique, un identifiant unique, un suivi personnalisé pour toutes ses démarches, sans être obligé de s’inscrire à chaque fois sur des sites différents. Il pourra aussi transmettre ses documents administratifs confidentiels en toute sécurité. Pour les collectivités, l’avantage sera de pouvoir croiser plus aisément les informations.

D’avril 2014 à avril 2015, le système sera testé durant un an. En Drôme, vingt collectivités territoriales (communes, intercommunalités ou syndicats) ont été choisies pour l’essayer. Au milieu de l’année 2015, on saura si cette plateforme pourra rentrer dans son application concrète au quotidien.


Cyril Lehembre

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