ÉGLISES

•  PRAT Estelle • Samedi 21 décembre 2013 à 9h24

À Noël, on accueille l’inattendu

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À Noël, Marie et Joseph ont accueilli l’inattendu. Tel est le message que la maison Saint-Joseph d’Allex va adresser ce week-end aux jeunes couples réunis en retraite sur le thème « Avec Marie et Joseph, vivre en couple les inattendus de la vie ». Souvent confrontés à l’inattendu, les missionnaires spiritains, qui forment en ce moment une communauté de neuf prêtres à Allex, ont voulu se pencher sur la sainte famille. « Marie et Joseph ont été confrontés à bien des surprise. D’abord la conception de Jésus, puis sa naissance où ils ont dû partir de chez eux » relate le Père François Nicolas qui anime la retraite de ce week-end. L’arrivé d’un enfant est faite d’une succession d’inattendus : Lors de la présentation au temple, le vieillard Siméon leur annoncera que tout ne sera pas facile pour la vie de cet enfant. Ensuite, il y aura la fuite en Egypte où ils vivront en émigrés. La période de l’éducation de Jésus à Nazareth aura aussi ses inattendus notamment quand Jésus restera au temple sans prévenir ses parents. Et le grand inattendu sera la croix pour le Christ. « L’inattendu est une donné constante de la foi. Jésus était une surprise pour Jean Baptiste, pour les responsables de son peuple… On ne l’attendait pas comme ça !  Pour autant, les inattendus ne doivent pas nous faire peur. Marie et Joseph, qui ont vécu des choses imprévisibles, ont su prendre leur responsabilité en raison de la confiance qu’ils mettaient en Dieu » constate le Père Nicolas.


Le début d’une humanité en marche


En cette période de crise où le pessimisme gagne du terrain, la fête de Noël invite à se réjouir de la naissance de l’enfant. « Autrefois, les païens célébraient le solstice d’hiver qui était le retour du soleil, mais il n’y avait pas la perspective historique d’un monde qui allait vers un but. Le christianisme a introduit l’histoire d’une humanité en marche vers son salut. Aujourd’hui, l’échec de l’idée de progrès pourrait sembler être un échec de l’idée chrétienne qui va vers un but. Mais l’histoire de l’humanité se fait à travers des tâtonnements. On vit une crise, mais des crises il y en a eu de tous temps. Ce qu’il faut garder à l’esprit est que l’histoire est une histoire qui se termine bien !  » annonce le missionnaire en invitant les chrétiens à vivre l’aujourd’hui pleinement, « Le christianisme nous dit de ne pas rêver de l’avenir en totalement beau ou totalement mal, mais de vivre sa vie dans l’aujourd’hui de Dieu car c’est aujourd’hui que se joue l’essentiel ! Le royaume de Dieu est déjà là, tout en étant pas encore. Le chrétien a un rôle à jouer dans notre société : c’est de ramener la confiance. Non pas une confiance naïve ou en laissant faire, mais en étant en première ligne pour agir tout en ayant conscience qu’il n’est pas tout seul car il est aidé par Dieu. L’espérance donne le courage de tenir même quand on ne voit pas d’issu ».


La famille, première église


Et la famille est au point de départ, c’est la première église. « Le pape disait que la famille est un église domestique. Mais il est important que la famille puisse vivre sa foi dans une communauté chrétienne forte qui devrait être la paroisse. Ainsi, les enfants seront plus forts pour gérer les sollicitations futures. On vit dans un monde individualiste, mais l’homme est un être de relation. Si on ne construit pas cet être de relation en profondeur dans la famille et dans la communauté, il lui sera difficile de grandir en humanité ».

Estelle Prat

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