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•  LEHEMBRE Cyril • Mercredi 26 novembre 2014 à 9h48

Des spéléologues venus du monde entier

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Ces derniers jours, la Maison de l’aventure à La Chapelle-en-Vercors retrouvait un peu l’ambiance des années quatre-vingt-dix et de son festival international du Film de Spéléologie qui se tenait dans ces murs alors appelés Maison de la spéléologie. Du 8 au 16 novembre, se sont déroulés un ensemble de stages organisés par le Spéléo secours français. Cette session de formation nationale et internationale a rassemblé des spéléos venant du Brésil, du Mexique, de Russie, d’Israël, du Royaume-Uni, du Canada, de Roumanie, de la République Tchèque, du Chili ou encore d’Espagne. Une formation créée en 1997 qui a lieu tous les deux ans sur un site différent et qui alterne des sessions techniques pratiques qui se déroulent en falaise ou sous terre et des compléments théoriques apportés en salles en fin de journée.


Le Spéléo secours français référent mondial


Évolution du matériel, modifications de la géo-politique favorisant les échanges entre pays… la pratique de la spéléologie dans le monde s’est largement développée ces dernières années. Des pays qui, depuis longtemps déjà, font « appel à notre savoir-faire, car nous sommes le référent mondial en matière de secours souterrains », nous explique Bernard Tourte, président du Spéléo secours français. L’organisation couvre sur le territoire français le « risque accidents souterrains » sur 50 départements, qui comprend nationalement 2000 sauveteurs bénévoles et qui est agréée par la Sécurité civile. Pour Bernard Tourte, ces formations ont vocation « à rendre autonomes les pays accueillis dans la mise en place de leur propre système de secours ».

 

Une coopération internationale efficace


Amina, professeur d’économie à l’Université de Saint-Pétersbourg en Russie, est également une passionnée de spéléologie. Elle a participé à la création depuis un an de l’union spéléo-secours volontaire de Russie qui regroupe une centaine de membres répartis sur l’ensemble du territoire. Dans un français parfait, elle nous explique : « Depuis 2004, répondant à nos invitations, des membres du Spéléo secours français venaient nous apporter leurs connaissances et compétences en matière de technique sur corde, évacuation de civière. Ces techniques sont désormais acquises pour nous, mais durant cette semaine sur le Vercors nous apprenons dans le domaine de l’organisation générale des secours, des transmissions ou de l’assistance aux victimes. C’est aussi pour nous l’occasion de découvrir ce merveilleux terrain de jeux qu’est le Vercors !  » Autant d’acquis que ces spéléologues russes devront ensuite « adapter » au système et aux conditions de leur pays.


Un exercice de secours exceptionnel


Pour clore cette session de formation, les responsables locaux et nationaux se sont entendus pour faire coïncider les dates d’organisation d’un exercice de secours organisé par le Spéléo secours Drômois. Une opération qui se déroule au moins une fois par an en partenariat avec les services de la préfecture de la Drôme. Avec la participation du Spéléo secours français et de plusieurs équipes étrangères, cet exercice revêt un caractère « exceptionnel », explique Sébastien Molitor (conseiller technique du Spéléo secours Drômois) et il sera « également l’occasion de partager nos expériences et savoir-faire ». Au total près de 100 spéléos bénévoles sont intervenus pour mener à bien cet exercice.

La simulation de secours s’est déroulée sur Font-d’Urle où les premiers sauveteurs pénétraient dans le scialet des Chuats dès 8 h 30 ce samedi 16 novembre. Objectif : atteindre et ressortir les deux « blessés » immobilisés à moins 200 mètres. Toute la journée des « binômes » se sont succédé pour équiper la cavité et acheminer du matériel afin d’accéder aux victimes. De sauveteurs qui auront passé une dizaine d’heures sous terre en moyenne, alors qu’à l’extérieur d’autres équipiers coordonnés par Cédric Clary gèraient la logistique de surface. Des exercices qui nécessitent « un cadre rigoureux, quasi militaire en terme d’organisation mais qui se déroulent toujours dans une très bonne ambiance et avec un esprit d’entraide et de solidarité », précise Pierre-Yves Belette (chef d’équipe du SSF 26). À 22 h 30, les deux victimes, après plus de 6 h d’évacuation sur civières rejoignaient dans les brumes nocturnes, les plateau des Gagères. Tard dans la soirée tous ces bénévoles profitaient d’un bon moment de détente autour d’un repas chaleureux. Les cadres techniques, satisfaits de l’exercice, pensaient déjà au lendemain en espérant que les « inscrits » soient bien au rendez-vous afin de nettoyer et ranger tout le matériel.


Gil Borel (Clp)

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