POLITIQUE

•  LEHEMBRE Cyril • Mardi 23 décembre 2014 à 9h35

Budget voté, sans opposition de fond

Les finances du Département s’équilibrent à 683400000 euros. Un recours raisonnable à l’emprunt qui en fait le treizième département le moins endetté de France, une excellente capacité d’autofinancement de 35,4 millions, une stabilité de l’impôt foncier bâti. Au total, la majorité départementale propose un budget de 683 400 000 euros, encore en augmentation par rapport à 2014 qui soutient « l’activité économique et l’emploi, et qui est solidaire avec les Drômois, les communes et les territoires ». Voilà, dans les grandes lignes, les principales caractéristiques du BP 2015 du conseil général de la Drôme, qui devait être soumis à l’approbation des élus, en séance plénière de l’assemblée départementale lundi 15 décembre. Hervé Rasclard, vice-président délégué aux finances, notait la hausse modérée des dépenses de fonctionnement (+3 %), permettant de poursuivre le travail d’aide aux familles, la gratuité des transports scolaires, de soutenir les associations, de poursuivre l’effort de modernisation des collèges, etc. Plus de 50 % du budget va en direction des actions sociales (280 millions dont 76 pour l’insertion et 70 pour les adultes handicapés), 10 % sur les routes, 6,8 % dans l’éducation, principalement. Le Département prévoit le lancement de nouveaux projets, parmi lesquels, la construction de gymnases à Beaumont-lès-Valence, Nyons, Saint-Donat sur l’Herbasse et Chabeuil pour 3 millions, des études pour la restructuration partielle des collèges de Pierrelatte, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Die et Pagnol à Valence et le démarrage de la construction du collège à Beaumont-lès-Valence, le lancement du troisième plan logement ou encore la réhabilitation de l’auberge des Dauphins en maison de site à Montéléger au parc de Lorient (6,5 millions).

« La Drôme a les moyens d’investir, car l’annuité de la dette, de 18,5 millions, dont 14 millions concernent le remboursement du capital, est stable d’année en année », a indiqué Hervé Rasclard.

Sur les bancs de l’opposition, le centriste Jacques Ladegaillerie se montrait globalement en accord avec la majorité : « les grandes orientations que vous proposez, nous les partageons », notant toutefois qu’il fallait encore continuer les efforts en ce qui concerne la section de fonctionnement. « En la matière », notait-il, « les dépenses augmentent encore plus vite que les recettes ». L’élu de Loriol profitait toutefois de l’approche de la prochaine échéance électorale de mars 2015 (les élections départementales) pour dresser un bilan de dix années de mandat socialiste à la tête du conseil général, notant une augmentation régulière de la pression fiscale jusqu’en 2012.

« Nous sommes d’accord en tout, parce que ce budget est arrivé à maturité », concluait ainsi le président du conseil général, Didier Guillaume. Pour celui qui dirige l’assemblée départementale depuis 2004, c’est clair, il y a unanimité sur le fond, et, s’adressant du même coup à l’opposition qui reconnaissait elle-même implicitement qu’elle avait peu à opposer, louait une forme de « démocratie apaisée en Drôme ». Mais contrairement à certaines autres années, Didier Guillaume n’invitait toutefois pas les élus de Drôme alternance à voter en faveur du budget pour obtenir une unanimité sur celui-ci.

Au demeurant, ceux-ci se prononçaient contre à l’issue se retranchant derrière les quelques remarques de Jacques Ladegaillerie, plus réticent sur la forme que sur le fond. Ce dernier pointait du doigt « le peu de temps passé en commission des finances, une heure seulement pour parler du budget, c’est peu pour formuler des propositions ». Une posture de principe, à trois mois et demi du renouvellement du conseil général.

Cyril Lehembre

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