ENVIRONNEMENT

•  Fournier Julie • Dimanche 22 février 2015 à 8h54

Les prémices d’un outil drômois de portée internationale

  • Illustration actu Grande illustration actu

    Pas de légende pour cette photo

Créée en juillet 2013 grâce à l’engagement de dix membres fondateurs, la Fondation Rovaltain a pour ambition de soutenir la recherche en toxicologie environnementale et écotoxicologie, autrement dit dans le domaine de la santé-environnement. Une Fondation qui s’articule autour de trois piliers que sont le financement de la recherche (fondamentale et appliquée), la formation, et ce qu’on appelle le faire-savoir, soit la diffusion de connaissances à un public averti mais aussi au grand public intéressé par ces questions de santé-environnement.


Financer la recherche


Sur1 M € consacré au programme d’action 2015 de la Fondation, la moitié est dédiée au financement d’un premier appel à projets, qui a été officiellement lancé le 9 février dernier. Deux thématiques ont été retenues pour ce premier appel à projets : les effets des stress environnementaux sur la santé animale, végétale mais aussi sur le fonctionnement des écosystèmes. Concrètement, les projets proposés devront contribuer au développement de méthodologies permettant d’appréhender les effets de mélanges de polluants à faibles doses et à long terme et/ou accroitre des connaissances sur les effets des polluants émergeants. En complément, un appel à projets autour de la mobilité a été lancé, ayant pour objectif de favoriser l’acquisition de nouvelles connaissances par les laboratoires français ayant des activités dans le domaine de l’écotoxicologie et de l’écologie environnementale.


Partager les connaissances


Une partie de cette somme est également consacrée à la formation et au partage des connaissances avec le plus grand nombre. Ainsi, outre un colloque scientifique qui se tiendra les 13 et 14 octobre à l’Ineed (autour des effets perturbateurs endocriniens sur les écosystèmes) où 150 personnes sont attendues (l’édition 2014 de ce colloque annuel avait attiré 127 personnes et 8 pays étaient représentés), la Fondation Rovaltain propose également pour le grand public un cycle de conférence intitulé « Les jeudis de la Fondation Rovaltain ». Des conférences qui se déroulent à l’Ineed autour de thématiques précises avec deux intervenants reconnus dans leur domaine, toujours suivi d’un échange avec la salle. Le premier rendez-vous s’est tenu le 22 janvier dernier autour des nouveaux outils pour la surveillance de l’environnement en présence d’une cinquantaine de personnes. Les prochaines conférences se tiennent jeudi 19 février autour de la pollution de l’environnement par les pastiques, puis le jeudi 19 mars autour du pollen, de l’ambroisie et des allergies.

La Fondation Rovaltain mise aussi sur une ouverture à l’international en organisant les 15 et 16 octobre prochains les 2e journées Franco-Tchèques de Biosciences. Une sorte de « speed-dating » pour les chercheurs des deux pays, dans l’objectif de monter des partenariats. Il faut préciser que la République Tchèque dispose de structures de recherche de haut niveau et d’équipes reconnues en matière d’écotoxocologie et de toxicologie environnementale.


Le début d’une grande histoire


Enfin, une partie du budget 2015 de la Fondation Rovaltain sera affectée au développement de la SAS Rovaltain Research Company dont la Fondation est actionnaire, qui est une société de recherche et de services spécialisée en écotoxicologie et en toxicologie environnementale dont l’offre s’adresse aussi bien aux laboratoires académiques qu’à l’industrie. C’est pour installer les laboratoires de cette société que le pôle écotox est en cours de construction sur Rovaltain (livraison prévue pour l’été 2016), mais pour autant son activité a déjà démarré puisqu’une équipe de 13 personnes travaillent dans des lieux disséminés (Laboratoire départemental et Ineed notamment) « et a d’ores et déjà réalisé un chiffre d’affaires significatif en 2014 » précise Joël Roques, président de la CCI de la Drôme et trésorier de la Fondation Rovaltain. Et ce n’est que le début d’une très grande histoire pour ce dernier, convaincu que « dans 10 ans, il y aura ici un trafic international permanent de chercheurs, et un jour un centre de formation sur l’écotoxicologie et la toxicologie environnementale, tout ça entraînant le développement d’un réseau de sous-traitants. Nous allons voir fleurir des strat-up dans ce domaine à partir de recherches qui seront partageables et tout ça va créer de l’emploi pour notre territoire. »

« Nous sommes en train de créer un outil drômois de portée internationale et l’ensemble des Drômois doivent en être fiers. » conclut Joël Roques.


Julie Fournier

VN:F [1.8.4_1055]

Notez cet article

Les prémices d’un outil drômois de portée internationale 5.051

Partagez

... échangez, publiez cet article sur les sites où vous avez un compte personnel.

1 commentaire

Réagir à cet article

Vos commentaires