CULTURE

• Vendredi 10 avril 2015 à 10h13

Isabelle Massot, directrice et fondatrice du festival des scénaristes, explique pourquoi le festival évolue

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Isabelle, pourquoi ce nouveau tournant pour le festival des scénaristes qui devient aujourd’hui une compétition ?


Pour plusieurs raisons en fait. D’abord parce qu’en 18 ans on a révélé et découvert beaucoup d’auteurs, qui sont aujourd’hui devenus des professionnels reconnus, et on aimerait qu’ils soient plus labélisés par rapport au festival. C’est pourquoi on a créé les Plumes de Cristal, c’est une façon de les « estampiller » festival des scénaristes et ça nous permettra de mieux les suivre par la suite. Mais la compétition, et notamment la compétition films, a aussi été intégrée pour redonner une identité cinéma au festival, et travailler encore plus avec Le Navire qui projette tous ces films. Enfin, depuis quelques années et notamment depuis que nous sommes installés sur Valence, on mixe le côté professionnels et le grand public. L’idée avec ces projections c’est de faire fructifier cette mixité qui fonctionne déjà bien et de multiplier encore un peu plus les échanges entre ces deux mondes.


Cette évolution est une envie que vous aviez depuis longtemps ?


En fait c’est plutôt le fruit d’une réflexion suite au festival de l’année dernière qui a vu une nette augmentation de sa fréquentation. La question s’est alors posée de faire évoluer le festival et de renforcer le lien entre professionnels et grand public. En plus à Valence on a un cinéma qui est dans la même ligne éditoriale que nous et qui marche bien, donc pourquoi se priver ? Et puis tout ça donne une nouvelle énergie et ça rend les choses plus excitantes. Mais on reste toujours sur la même dynamique en primant les films sur leur scénario et en récompensant les scénaristes. Et du coup on développe aussi l’écriture de la musique à l’image car comme les scénaristes, les compositeurs au cinéma sont assez peu mis en valeur.


Avez-vous des ambitions avec cette nouvelle configuration ?


Évidemment accueillir un public encore plus nombreux avec cette nouvelle proposition faite à la fois aux professionnels et au grand public. C’est tout un pan qui s’élabore et on espère bien poursuivre dans cette configuration l’année prochaine. On verra si le bilan est bon…


Vous êtes installés sur Valence depuis 4 ans. Pas d’envie de partir ?


Ah non je ne bougerai plus. On est très bien à Valence, on y a développé beaucoup de choses, de partenariats depuis 4 ans et on récolte seulement aujourd’hui le fruit de tout ce travail, donc ça serait dommage de partir. Le festival a beaucoup changé depuis notre installation sur Valence. On rayonne de plus en plus et l’idée n’est pas de mettre fin à tout ça.


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