POLITIQUE

• Jeudi 2 juillet 2015 à 9h33

Les maires ruraux de la Drôme réunis dans le Vercors

Les maires ruraux de la Drôme, unis pour défendre leurs communes.

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    Les maires ruraux de la Drôme, unis pour défendre leurs communes.

Une cinquantaine de maires et conseillers se sont réunis dernièrement à Saint-Julien-en-Vercors pour l’assemblée générale de l AMR 26 (Association des maires ruraux de la Drôme), en présence de Didier Guillaume (sénateur), Marie Pierre Monier (sénatrice), Christian Morin (conseiller départemental), Isabelle Robert (maire de Jaillans et déléguée départementale de l’AMR 26), Étienne Desplanques (secrétaire générale de la préfecture de la Drôme).


Pierre-Louis Fillet, maire de Saint-Julien-en-Vercors et président de la communauté des communes du Vercors a remercié les participants et exprimé son engagement à défendre la ruralité. Aurélien Ferlay, maire de Moras-en-Valloire et président de l AMR 26 a présenté le bilan des actions de l’association. Dans un contexte où la loi NOTRe est en pleine navette parlementaire, il a beaucoup été question des nouveaux périmètres et compétences des collectivités territoriales. Ce projet de loi constitue le troisième volet de la réforme des territoires et propose de clarifier le rôle de chaque échelon territorial. Dans son discours, Aurélien Ferlay rappelait : « nos communes rurales sont tout sauf ringardes et dépassées. Elles sont une chance pour la démocratie locale et le maillage de nos territoires. Elles sont aussi et surtout garantes de la proximité et de la solidarité envers tous nos concitoyens ». Il a souligné « l’objectif salutaire » de la loi NOTRe d’apporter de la lisibilité dans l’action territoriale car « nos concitoyens veulent mieux comprendre qui fait quoi ». Face à la montée des intercommunalités, il déclarait : « oui, la commune est toujours utile dans notre pays. Non, les communes rurales ne sont pas opposées aux réformes et à la modernisation de l’action publique, bien au contraire. Il y a bien longtemps qu’elles gèrent au plus près les deniers publics et savent qu’un euro dépensé doit être un euro utile. Elles veulent simplement que soient respectées leurs libertés d’action et de décision ».


«  Soutenir la commune, c’est soutenir la République »


Communautés de Communes, métropoles, regroupements en tout genre : les échanges avec les personnes présentes ont mis en avant l’incompréhension de nombreux élus vis-à-vis de l’exécutif qui semble vouloir « toujours plus et toujours plus grand » et sans vraiment en comprendre la raison. À l’issue de la réunion, une motion pour « la préservation des libertés locales » intitulée « soutenir la commune, c’est soutenir la République » a été présentée et adoptée. Un document qui souligne « la place essentielle et indispensable qu’occupe la commune dans la République » et revendique notamment que « la clause générale de compétences des communes soit préservée », Il souligne aussi qu’un Plan local d’urbanisme intercommunal ne peut être automatique sans accord des communes concernées ou que la taille minimale des intercommunalités puisse ne pas être la même partout afin de prendre en compte les spécificités locales. Entre la volonté de l’État de ne pas avoir de communautés de communes de moins de 5 000 habitants, les possibilités de fusions de mairies entre elles et les difficultés techniques à mettre en œuvre cette réorganisation, la situation n’est vraiment pas simple. Les élus présents en sont bien conscients et ne refusent rien en bloc mais souhaitent avant tout qu’on leur laisse le temps de la réflexion et que l’on ne leur impose rien.



Gil Borel



Les maires ruraux de la Drôme, unis pour défendre leurs communes.


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