ÉCONOMIE

• Dimanche 4 octobre 2015 à 9h44

Une zone d’activités aéronautiques en projet

Jacques Bonnemayre, vice-président chargé de l'économie, est le rappporteur de la délibération concernant la zone d'activités proche de l'aéroport Valence-Chabeuil.

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    Jacques Bonnemayre, vice-président chargé de l'économie, est le rappporteur de la délibération concernant la zone d'activités proche de l'aéroport Valence-Chabeuil.

L’idée n’est pas nouvelle. L’opportunité de développer une zone d’activité tout autour de l’aéroport Valence-Chabeuil (avec des entreprises travaillant notamment dans les domaines de la conception aéronautique) avait déjà été étudiée par la grande agglomération sous la précédente mandature. L’exécutif renouvelé en 2014 s’inscrit dans la même perspective. Jeudi soir, les conseillers communautaires devaient examiner et voter une délibération à ce sujet, rapportée par Jacques Bonnemayre, vice-président chargé des questions économiques. « Plusieurs études ont été menées pour savoir si cette idée est viable » , a expliqué Jacques Bonnemayre. « Le résultat montre un potentiel significatif d’entreprises sous-traitantes de l’activité aéronautique dans un rayon de 10 minutes autour de l’aéroport, aux côtés de grands noms déjà présents sur le territoire, une main-d’œuvre qualifiée sur le bassin d’emploi, une offre de formation en informatique et électronique embarquée et de recherche en développement sur des niches telles que la compatibilité électromagnétique » . Une difficulté toutefois : les propriétaires fonciers sont peu enclins à vendre.


Sur cette délibération, Gérard Bouchet (Valence) a préféré s’abstenir, arguant du fait qu’on « n’est pas sûrs que l’activité propre à l’aéroport soit suffisante pour attirer autour des entreprises travaillant dans l’aéronautique » . « Un rapport de la cour des comptes constate par exemple l’échec de l’aéroport de Dijon qui ne s’en sort que grâce aux vols à bas coût ; certes Valence n’est pas Dijon mais on peut se poser la question », a-t-il ajouté. Pour Nicolas Daragon, président de Valence-Romans Sud Rhône-Alpes (Vesra), l’intervention de Gérard Bouchet est « hors sujet » : « Nous ne sommes pas là pour développer l’activité vol, mais pour favoriser la sous-traitance industrielle. Et je vous rappelle que vous aviez voté favorablement à l’idée de mettre en place cette zone en 2013. Par ailleurs, l’aéroport de Valence est en essor de 25 %, notamment grâce au tourisme d’affaires » .

Hormis Gérard Bouchet, Michèle Rivasi (Valence), Pierre Trapier (Portes-lès-Valence) et Bernard Pelat (Malissard) qui se sont abstenus, l’ensemble des conseillers communautaires ont abondé dans le sens de l’exécutif. Les modalités de concertation peuvent désormais être lancées.



Cyril Lehembre


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VRD (Valence Romans déplacements) l’autorité organisatrice des transports pour 44 communes dont une grosse partie de l’agglomération va présenter à la population les grandes orientations de son PDU (Plan de déplacements urbains). C’est en tout cas, ce qu’a indiqué sa présidente, Marylène Pérard qui fait par ailleurs partie de Vesra. L’élu communiste de Portes-lès-Valence, Pierre Trapier regrette l’absence de «la prise en compte des haltes ferroviaires dans ce schéma». Marylène Pérard lui a suggéré de «l’indiquer comme remarque lors de l’enquête publique» et Nicolas Daragon d’en parler «en commission ad hoc». Pierre Trapier a alors rétorqué qu’un «tel dossier se prépare en amont, et que lorsqu’on dit des contre-vérités, c’est mon droit d’interpeller».

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