POLITIQUE

• Jeudi 8 octobre 2015 à 10h28

Plus de 600 élus réunis au Palais des Congrès

Visite des officiels aux stands sous châpiteau : Didier Guillaume, Michel Grégoire, Didier Lauga et Franck Reynier (de g à d) entourent ici les représentants du Sded sur leur stand, dont le président Jean Besson.

  • Illustration actu Grande illustration actu

    Visite des officiels aux stands sous châpiteau : Didier Guillaume, Michel Grégoire, Didier Lauga et Franck Reynier (de g à d) entourent ici les représentants du Sded sur leur stand, dont le président Jean Besson.

  • Illustration actu Grande illustration actu

    Pas de légende pour cette photo

Le Congrès des maires de la Drôme a réuni jeudi 1 er octobre plus de 600 élus au Palais du même nom à Montélimar, sans compter les administratifs les accompagnant ni la centaine d’exposants présents sous un immense chapiteau à côté, pour proposer aux édiles un certain nombre de services pouvant leur être utiles.


Organisé pour la première fois à Montélimar, par l’association des maires de la Drôme présidée par Michel Grégoire, maire de La Roche-sur-le-Buis et vice-président du Conseil régional, ce congrès a accueilli le préfet Didier Lauga, le président du Conseil départemental Patrick Labaune et de nombreux parlementaires, bien sûr le député-maire Franck Reynier qui recevait chez lui, mais aussi les sénateurs Didier Guillaume, Marie-Pierre Monier et Gilbert Bouchet, par ailleurs secrétaire général de l’association. Ce congrès avait à l’ordre du jour des sujets préoccupants pour les maires, qui les confrontent à de nouvelles responsabilités : les réformes territoriales, les baisses de dotations, le désengagement de l’État dans certains domaines…, Un contexte « assez lourd pour les collectivités, comme l’a souligné Franck Reynier dans son mot d’ouverture, avec des missions de plus en plus complexes et des administrés toujours plus exigeants. »


Des maires préoccupés face à l’avenir


La plupart des maires ou élus présents avaient certes, en tête, la réforme des collectivités et toutes ses conséquences, et nombre de questions, ou de « petites phrases » échangées entre les présidents du Conseil départemental ou de l’association des maires et le préfet, ne sont pas passées inaperçues. Des messages ont été délivrés, quel que soit bien souvent le bord politique des intervenants… L’assistance a pu bénéficier par ailleurs, par Skype interposé, d’une brillante conférence de Jean-Paul Delevoye, ex-ministre et actuel président du Conseil économique et social, sur un monde « non pas en crise mais en métamorphose, ce qui nous permet de nourrir aussi de grandes espérances », l’orateur appelant les maires à « préférer l’exercice à la jouissance du pouvoir ».

Dès son discours, Michel Grégoire a évoqué « un contexte qui nous contraint. Nous sommes inquiets pour nos capacités à investir. Mais il faut redonner du contenu à nos communes au milieu de toutes les lois. » Sur de nombreux thèmes, le président des maires a insisté sur une nécessaire solidarité : que ce soit sur la question des migrants, sur l’aménagement du territoire et « ses besoins en intérêts communs », sur les liens avec le Conseil départemental.

L’après-midi, les élus ont pu participer à trois ateliers différents sur les questions de territorialité, d’urbanisme et de soutien à l’investissement en plus petits comités, et continuer à poser, en direct aux instances, les questions les préoccupant.




M-F. Tonelotto (CLP)




VN:F [1.8.4_1055]

Notez cet article

Partagez

... échangez, publiez cet article sur les sites où vous avez un compte personnel.

« Je sens un certain fatalisme de votre part, ]a confié Patrick Labaune. aux maires présents. « Pourtant vous avez le plus beau des mandats… Mais les mesures bouffent votre popularité ! » Il a aussi assuré que pour l’instance départementale « un Drômois égale un Drômois : il n’y a pas de discrimination, pas de clivage urbain-rural. Nous allons sauver la ligne d’aide aux communes pour tout le mandat, mais ce n’est pas facile… Nous avons aussi beaucoup de difficultés, avec les aides en moins de l’État et des remboursements qu’il ne nous fait pas ! ». Le président du Conseil départemental ayant même parlé de « racket de l’État», le préfet n’a pas laissé passer : « Lorsque j’entends que l’État rackette, je ne peux être ni sourd ni aveugle, malgré nos excellentes relations… », a-t-il asséné. Didier Lauga a poursuivi : « Un effort important et réel est certes demandé, mais il n’est ni insupportable (la DGF n’est pas la seule recette, et ne représente que 2 % de la totalité des recettes) ni injuste. Sur les fonctionnements intercommunaux, je souhaite privilégier l’écoute. Nous devons bâtir des mutualisations. » Déclinant ensuite divers exemples, le préfet a rappelé aux maires que «l’État est à (leurs) côtés pour les préoccupations de (leurs) concitoyens, même si parfois des manques sont encore à combler ».

Réagissez

Réagir à cet article