AGRICULTURE

• Samedi 28 novembre 2015 à 9h37

Une ferme ouverte autour du thème « pastoralisme et prédation »

La ferme ouverte.

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    La ferme ouverte.

Une quarantaine de personnes, dont de nombreux éleveurs et éleveuses, bergers et bergères, se sont retrouvés à la ferme ouverte organisée le 17 novembre par la Confédération paysanne de la Drôme chez un éleveur de Mornans. Cet éleveur de brebis mourerous, pratiquant un élevage extensif sur des surfaces souvent boisées est confronté depuis deux ans à la présence des loups sur le secteur de Bourdeaux.

Les échanges ont mis en évidence les difficultés de l’élevage pastoral confronté à la présence des prédateurs. « En effet, les loups ne sont plus seulement cantonnés aux zones de montagnes et de hauts plateaux mais colonisent maintenant les vallées où les troupeaux sont beaucoup plus difficiles à protéger que lorsqu’ils sont regroupés dans les alpages. Dans ce contexte, si des mesures réellement efficaces ne sont pas prises, l’élevage pastoral est amené à disparaître, ce qui incitera au développement de l’élevage hors sol » ont avancé les participants. L’après-midi, les techniciens de l’Association départementale d’économie montagnarde, Fabien Candy et du Centre d’études et de réalisations pastorales Alpes Méditerranée Laurent Garde, ont détaillé l’augmentation du nombre de victimes, et le changement des habitudes de l’espèce Canis lupus à une assemblée attentive et participative. Les échanges ont mis en évidence que « l’élevage pastoral est incompatible avec la présence des prédateurs, et que les bergers et leurs troupeaux font eux aussi partie de la biodiversité ».


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  • Yeti05

    Que ce soit en Drôme, ou partout en France, la présence de ces prédateurs est incompatible avec tous les élevages de plein air. Chevaux, vaches, brebis, chèvres, chiens, poulets et bientôt oies du sud ouest, tout y passe.

    Au 30 Novembre plus de 8400 bêtes l’ont payé de leur vie, le plus souvent dans des souffrances insoutenables.

  • La finalité recherchée par les associations de défense des grands prédateurs est on ne peut plus claire:

    “Le pastoralisme n’est pas forcément synonyme d’entretien du paysage”
     «Écologiquement, la montagne n’a pas besoin de moutons Les éleveurs ont besoin d’alpages, mais l’inverse n’est pas vrai. L’idée que le bétail serait utile pour ” entretenir ” la montagne renvoie à une image symbolique de celle-ci, mais ne correspond à aucune réalité biologique ou écologique. »
    «Dans les Alpes du sud, la richesse floristique est parfois plus grande sur les pistes de skis que dans les pâturages !»

    (cela reste à prouver bien que les stations de skis après avoir fertilisé avec de l’engrais et ensemencé les pistes de skis, les font entretenir par les brebis ! ndlr )

    « Si nous faisons le choix de ne pas maintenir de pastoralisme dans certains endroits de montagne très reculés et très difficiles, la biodiversité ne s’en portera pas plus mal! »
    L’Aspas* cosignataire des affirmations ci dessus en rajoute une couche: ”Si la cohabitation entre les moutons et les loups n’est pas possible, ce sont les moutons qu’il faut retirer de nos espaces naturels, et non les animaux sauvages !”

  • Des associations en droites lignes avec leurs sponsors, WWF et LCIE qui affirment
     « Nous essayons maintenant de trouver un moyen de coexister avec eux, même si personne ne sait à quoi cette coexistence va ressembler à la fin. »
    « Dans les zones ou évolueront les grands prédateurs, sont inclus les secteurs où doivent être établies de fortes restrictions à l’élevage,… , afin que l’élevage ne perturbe pas les carnivores. /…/ dans les zones destinées à l’élevage intensif (industriel) sa présence sera inappropriée. /…/ renforcement du prélèvement rendant le loup inapte à son installation /…/. » Projet UICN-WWF // LifeCoex publié par le LCIE (Institut pour la conservation des grands carnivore en Europe)

  • Seul des scientifiques traitant de la biodiversité sont sans ambiguïté quand au pastoralisme:
    Le rapport du P.N.U.E. (Programme des Nations Unies pour l’environnement) du 9/03/2015 précise :
    : « le pastoralisme – la production extensive de bétail dans les pâturages – offre d’énormes avantages à l’humanité et devrait être considéré comme un élément majeur de la transition mondiale vers une économie verte »/…./ constate que : « le pastoralisme durable dans les écosystèmes de grands pâturages libres / …/  préserve la fertilité des terres et le carbone présent dans sol et contribue à la régulation de l’eau et à la conservation de la biodiversité. Les autres avantages qu’il présente se trouvent sous la forme de produits alimentaires de grande valeur. » Ajoute : « qu’est important, l’autonomisation des éleveurs à travers le partage des connaissances et le respect de leur consentement préalable, libre et éclairé. »
    En savoir plus dans : http://leloupdanslehautdiois.blogspot.fr/2014/01/limpact-dramatique-de-la-disparition-du.html