SOCIÉTÉ

• Samedi 5 décembre 2015 à 10h02

Un nouveau dispositif pour lutter contre les violences faites aux femmes

La présidente Josiane Berruyer et la directrice Sylvie Gaucher entourées de quelques bénévoles et de l’équipe du CIDFF qui emploie 20 salariés.

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    La présidente Josiane Berruyer et la directrice Sylvie Gaucher entourées de quelques bénévoles et de l’équipe du CIDFF qui emploie 20 salariés.

Le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles de la Drôme, plus communément appelé CIDFF, a pour mission de contribuer à la mise en œuvre des politiques publiques d’égalité entre les femmes et les hommes, en apportant une information gratuite, neutre et confidentielle. Ses domaines d’intervention sont multiples, mais parmi ses actions les plus emblématiques figure la lutte contre les violences faites aux femmes. Aussi, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes qui se tient chaque année le 25 novembre, le CIDFF de la Drôme, par la voix de sa présidente Josiane Berruyer et de sa directrice Sylvie Gaucher, en a profité pour rappeler ce qui était mis en place dans le département pour faire face à ce fléau « qui a encore tué 118 femmes en 2014 » insiste la présidente.


Des actions qui répondent à des besoins


Présent depuis 40 ans sur le département, le CIDFF a développé ses actions et ses outils au fil des années en matière de lutte contre les violences faites aux femmes. La structure a notamment une habilitation judiciaire comme Bureau d’aide aux victimes spécialisé sur les violences faites aux femmes. « Il s’agit d’une permanence pour accueillir, écouter, informer et accompagner les femmes victimes de violences, qu’elles soient conjugales ou non. Une équipe pluridisciplinaire composée de juristes, psychologues, travailleuses sociales et chargées d’insertion soutient ces femmes et les aide à se reconstruire » explique Sylvie Gaucher. En 2014, 873 femmes ont été informées et/ou accompagnées par les professionnelles du CIDFF.

Depuis un peu plus de deux ans, le CIDFF a également ouvert un poste d’intervenante sociale au sein du groupement départemental de gendarmerie, qui accueille les femmes qui se présentent spontanément, mais qui a aussi pour mission de repérer les situations nécessitant une aide ou un accompagnement, et enfin de conseiller les gendarmes confrontés à des situations à caractère social. En 2014, 393 situations ont été traitées par cette intervenante.

L’année dernière, un appartement d’accueil de jour pour les femmes victimes de violences conjugales a ouvert ses portes. Un lieu d’accueil ouvert du lundi au vendredi où les femmes peuvent se reposer, échanger, réfléchir, discuter et bénéficier si elles le désirent d’un accompagnement pour l’élaboration d’un nouveau projet de vie. En 2014, 164 femmes ont été accompagnées par l’équipe de cet accueil de jour.

Depuis le début de l’année, la ville de Valence met également à disposition du CIDFF deux appartements relais meublés pour accueillir quelques mois des femmes victimes de violences conjugales, entre leur départ du logement familial et un logement autonome.



Un nouveau dispositif


La nouveauté de cette année 2015 est la mise en place du dispositif « Téléprotection grave danger ». Suite à une expérimentation menée sur 4 départements français, il a été décidé de généraliser ce dispositif qui consiste à équiper les femmes en situation de danger d’un téléphone portable disposant d’une touche préprogrammée. La simple activation de cette touche permet de joindre une plate-forme accessible 7 jours sur 7 et 24 h/24. En cas de danger, l’opérateur de téléassistance peut demander immédiatement l’intervention des forces de l’ordre qui dépêchent sans délai une patrouille auprès de la victime.

La Drôme bénéficie de deux téléphones « Grave danger ». Le CIDFF est mandaté pour analyser et évaluer les situations de danger potentiel, mais c’est ensuite le Procureur de la République qui prend la décision d’attribuer le téléphone à la personne, pour une durée de 6 mois (renouvelable le cas échéant). Durant cette période, le CIDFF accompagne les bénéficiaires, « mais aussi de celles qui ne le seront pas, l’enjeu étant de sécuriser le parcours de ces femmes avec les moyens existants » précise la directrice.



Julie Fournier


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