ÉGLISES

• Lundi 25 janvier 2016 à 10h07

Aimer dans la durée : ça s’entretient

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Le groupe drôme-ardéchois de l’association Vivre & Aimer, mouvement catholique international né voilà plus de quarante ans, propose de s’occuper de sa relation avant que celle-ci ne commence à montrer des signes de fatigue.


Dans ce but, et pour faire découvrir leur association, le mouvement drôme-ardéchois Vivre & Aimer a imaginé pour le prochain « jour des amoureux », une Saint-Valentin différente. Il s’agira de proposer le 5 février prochain non seulement le sacro-saint dîner aux chandelles, mais aussi d’offrir une véritable réflexion, sincère et éclairée, sur le couple.


En prévention


De nos jours, plus d’un mariage sur trois se conclut par un divorce. Pourtant, tout avait bien commencé : une rencontre, des regards… des envies, des promesses… des enfants, des projets… et un horizon commun : s’aimer pour la vie. Toutefois, quiconque partage sa vie a pu s’en rendre compte, même après des années, le couple demeure fragile. Rien n’est jamais acquis. La passion se subit – c’est du reste l’étymologie du terme -, tandis que l’amour se construit. Rares sont pourtant ceux qui font la démarche de prendre en main leur union avant que celle-ci ne donne des signes d’essoufflement. Et bien souvent, lorsque l’alarme retentit, il est trop tard.


Historique et vocation


C’est là toute la raison d’être du mouvement Vivre & Aimer : prendre soin du couple, qu’il soit marié ou non, recomposé, chrétien ou non. Son leitmotiv : aimer pour la vie, ça s’entretient.

Le mouvement est né dans les années soixante, en Espagne, sous l’impulsion du Père Calvo, avant d’acquérir structure et méthode grâce à un professeur jésuite américain, le père Gallagher, en 1967 – l’association arrive en France en 1973 et sera rebaptisée Vivre & Aimer en 1996.

Ce que propose Vivre & Aimer est d’une certaine façon de (re) faire connaissance avec sa moitié le temps d’un week-end, encadré par un couple animateur.

La pédagogie est la suivante : lors de ces 48 h, treize présentations thématiques (la confiance, la sexualité…) sont proposées par le couple animateur aux trois couples participants. Puis, à partir des thèmes proposés, les participants réfléchissent individuellement pendant une trentaine de minutes, avant de se retrouver dans l’intimité avec leur conjoint pour échanger sur le thème en question durant une heure – particularité : les échanges se font par l’intermédiaire de lettres.

Il s’agit d’apprendre et d’expérimenter une nouvelle manière de communiquer au sein du couple – la mauvaise ou même l’absence de communication étant bien souvent la principale cause de rupture.

Pas question toutefois de conseil conjugal. Comme l’expliquent Christine et Jean-Luc Chambault, responsables du groupe Vivre & Aimer drôme-ardéchois « nous ne sommes pas des thérapeutes, et ce n’est pas la vocation du mouvement » .

Pour ceux qui souhaiteraient poursuivre l’expérience au-delà du week-end, il est possible d’adhérer à l’association et de se retrouver une fois par mois sur une année complète, pour véritablement prendre en main sa relation sur le long terme.

Vivre & Aimer propose également une autre formule, cette fois pour les jeunes couples. Il s’agit des cessions « Amour et Engagement ». Le format est le même : un week-end pour poser les fondations du couple et construire un projet de vie à deux – cette formule peut venir en complément de la préparation au mariage, prodiguée par certaines paroisses, ou s’inscrire dans un cadre laïque.



Le volet religieux


On l’a vu, Vivre & Aimer est à la base un mouvement catholique – un prêtre peut du reste participer aux cessions, au même titre qu’un couple. « Vivre & Aimer fait la relation entre le sacrement du mariage et celui de l’ordination, explique Jean-Luc Chambault, car dans les deux cas c’est un engagement » .

Les sessions sont ouvertes à tous, croyants ou non, chrétiens ou non, et le volet religieux n’est jamais imposé. Toutefois, la relation amoureuse est toujours inscrite par le couple animateur dans la spiritualité et la transcendance.

Répétons-le, la religion ne doit pas être un frein pour ceux qui seraient intéressés et n’auraient pas la foi. « On veut toucher des gens qui souhaitent s’occuper de leur couple, commente Jean-Luc Chambault, mais qui sont peut-être loin de la religion ».



Une Saint-Valentin autrement


Pour la première fois cette année, Vivre & Aimer Drôme-Ardèche propose à l’occasion de la prochaine fête des amoureux, d’échapper au côté business de cet événement.

L’équipe a en effet imaginé une soirée non seulement romantique et festive, mais aussi de réflexion et d’interrogation sur le couple. Sur son couple.

Cela se passera à la maison des étudiants, à Valence, près de Camille Vernet. L’inévitable forme « romantique » de la soirée sera respectée, avec le classique dîner aux chandelles, auquel il faudra ajouter une dimension plus réflexive.

Ainsi, avant chaque plat, une intervention sous forme de sketch du couple animateur proposera aux participants de réfléchir sur une thématique précise. Ensuite, libre choix aux couples présents de poursuivre ou non la conversation sur le thème proposé.

Voilà l’occasion d’aborder avec sa moitié des sujets de fond sur le couple, la relation amoureuse, plutôt que se réfugier derrière les conversations récurrentes d’un quotidien envahissant. Il s’agira peut-être également de découvrir chez celui ou celle qui partage notre vie une facette jusqu’alors inconnue.

Car après tout, sommes-nous réellement certain de connaître notre moitié ? Sommes-nous certain de s’être sincèrement présenté à elle ?



Frédéric Coutisson


Renseignement et réservation : « La Saint-Valentin autrement », le 5 février à 20 h, maison des étudiants à Valence – Martine et Xavier Jouitteau – 06 76 82 49 14 – jouitteaumartine@gmail.com – www.vivre-et-aimer.org


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