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• Lundi 27 juin 2016 à 9h06

Crest : Légion d’honneur pour André Grimaud

Le colonel Marc Estrangin remet l'insigne de la Légion d'Honneur à André Grimaud.

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    Le colonel Marc Estrangin remet l'insigne de la Légion d'Honneur à André Grimaud.

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    Le colonel Marc Estrangin aux côtés d'André Grimaud entouré de sa famille.

Déjà titulaire de la médaille militaire, de la croix du combattant, du combattant volontaire de la Résistance et de la médaille de la Reconnaissance de la Nation, un Crestois de 90 ans vient de recevoir la plus haute distinction française la semaine dernière.


La cérémonie du 18 juin, au square de la Résistance, commémorant l’appel du général de Gaulle, a été l’occasion de remettre la Légion d’honneur à André Grimaud. Ce dernier a été nommé au grade de chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’honneur par décret du 15 avril 2016 au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants.


C’est le colonel Marc Estrangin, président du comité de la vallée de la Drôme de la société des membres de la Légion d’honneur qui, après la dépose des flammes de la mémoire et de l’espoir, a officié.

Il a tout d’abord rappelé la signification de cette médaille. Instituée par le Premier Consul Napoléon Bonaparte, depuis plus de deux siècles, la Légion d’honneur devait récompenser les mérites acquis par les citoyens dans tous les secteurs d’activité du pays, soit à titre civil, soit sous les armes. C’est la plus élevée des distinctions nationales.

Le colonel Marc Estrangin a évoqué ensuite la carrière d’André Grimaud. Né le 25 avril 1926, il a fêté ses 90 ans récemment. Son père lui-même a été blessé et décoré à la guerre de 1914-1918. Il a élevé ses cinq enfants, dont André, dans le goût du travail.



Dans la Résistance et à l’armée


Alors qu’il est apprenti depuis mai 1940, ce jeune Drômois à l’époque reçoit en juin 1944 le message de la radio de Londres, « la pistache est verte », qui annonce le débarquement. Avec son frère Jean, André prend les armes pour participer aux combats de Crest du 6 juin. Il y est sérieusement blessé, mais reprend très vite sa place et participe aux actions de la compagnie Pons de Saillans au Vercors, puis à la libération de Valence le 31 août.

Le 15 septembre 1944, à 18 ans, il s’engage dans la première armée, première Division française et rejoint le 11 e régiment de cuirassiers. Il prend part à la campagne qui le mènera en Allemagne à travers le Jura, les Vosges et l’Alsace. Il appartient au PC de la division à Trèves. Il est démobilisé au début de l’année 1946, contrairement à son frère Jean qui poursuit dans l’armée.

Il revient ensuite à Crest pour devenir en 1949 gérant d’un magasin de vêtements d’hommes rue de l’Hôtel de Ville pendant 37 ans. Avec son épouse, Yvette qu’il a épousé en 1947, il aura 6 enfants dont 4 sont toujours en vie. Son épouse est décédée en 2001.



Une figure du monde combattant


Figure locale, André Grimaud est titulaire de la médaille militaire, de la Croix du Combattant volontaire et du Combattant volontaire de la Résistance, de la médaille de Reconnaissance de la Nation et de la Croix des moins de vingt ans. Il a participé à plusieurs associations et a assuré en particulier les fonctions de trésorier de l’amicale Pons-Buckmaster et du Comité d’entente des anciens combattants.

Et le colonel Marc Estrangin de conclure : « Ainsi est honoré aujourd’hui un homme qui aura toujours tenu sa place, servi là où il se trouvait, dans l’engagement courageux comme dans la continuité et la modestie », avant de lui remettre la prestigieuse décoration devant 11 porte-drapeaux, les officiels, la famille et les amis.


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