SOCIÉTÉ

• Mercredi 3 août 2016 à 9h25

La Poste vous envoie désormais sur la route !

Danièle Perrot explique la prise en main de la tablette numérique sur laquelle on passe désormais l'examen du code de la route.

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    Danièle Perrot explique la prise en main de la tablette numérique sur laquelle on passe désormais l'examen du code de la route.

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    A Valence, La Poste propose deux sessions de 10 candidats tous les mercredis (matin et après-midi). Les premiers examens ont eu lieu le 13 juillet.

Quarante questions et le droit à seulement 5 erreurs : ça vous rappelle quelque chose ? C’est peut-être loin pour certains mais on parle bien du Code de la route qui s’avère être le premier examen officiel pour de nombreux jeunes chaque année.


En France, 1,4 million de personnes passent le code par an ce qui créé forcément un peu d’embouteillages : jusqu’à 45 jours d’attente ces derniers mois ! Aussi, pour réduire ces délais, l’État a décidé d’externaliser le passage de cet examen jusqu’alors assuré par les inspecteurs du permis de conduire (qui continuent cette activité dans les centres d’examen mais l’objectif de l’État serait à terme que ces derniers se consacrent à l’épreuve de conduite). La Poste, dans un objectif stratégique de déploiement de ses services, s’est portée candidate et a été retenue (au côté du groupe SGS). Depuis le 13 juin dernier elle a donc l’agrément pour faire passer l’examen du Code de la route, et à Valence les premières sessions ont eu lieu le 13 juillet. « On propose deux sessions de 10 candidats maximum tous les mercredis, mais l’idée est de monter progressivement en charge pour atteindre les 18 candidats par session. » explique Danièle Perrot, examinatrice qui, comme 160 de ses collègues de La Poste au niveau national, a été formée pour pouvoir faire passer cet examen. « La Poste a fait appel au volontariat pour ce projet. Pour moi c’est une expérience intéressante qui m’apporte de nouvelles compétences » précise l’examinatrice drômoise dont le rôle est d’accueillir les candidats, de vérifier leur identité et bien évidemment de surveiller l’examen. « Et puis on est là aussi pour les rassurer, les aider à prendre en main la tablette, et s’assurer qu’il n’y a pas de problème technique ».


La tablette numérique comme support


Car oui c’est une petite révolution, désormais on passe le code sur tablette numérique (que ce soit à La Poste ou en centre d’examen classique). On est bien loin des diapos et des cartonettes à poinçonner que l’examinateur passait dans sa machine ! Au-delà d’un aspect purement technique, l’avantage c’est que la triche n’est plus possible car chaque candidat est soumis à un questionnaire différent, les questions arrivant de manière aléatoire. Aucun intérêt dans ces conditions de « zieuter » par-dessus l’épaule de son voisin…

Autre différence : le résultat n’est désormais pas connu tout de suite par les candidats. Si autrefois la « sentence » tombait tout de suite à l’issue de l’examen, il faut désormais attendre 24 à 48 heures pour savoir si on a réussi l’épreuve. Et ce n’est pas La Poste qui se charge de cette correction. Les tablettes sont connectées aux services du Ministère de l’Intérieur où sont corrigées les épreuves électroniquement.

Du nouveau aussi du côté des inscriptions : les candidats peuvent le faire seul sur le site lecode.laposte.fr. Il leur suffit d’entrer leur code NCPH délivré par la préfecture ou leur auto-école, et de s’acquitter de 30 €.

Pour le reste, les règles n’ont pas changé : 40 questions sur le Code de la route et seulement 5 fautes possibles pour valider l’examen.



Quel intérêt pour La Poste ?


Si la Poste s’est portée candidate pour faire passer le Code de la route, c’est dans le cadre de son plan stratégique de déploiement de nouveaux services. « À l’image de la veille canicule assurée par nos facteurs, nous proposons désormais de faire passer le Code de la route. C’est un service en plus qui correspond aux valeurs de La Poste que sont la proximité et l’accueil du public. Et puis nous avons le parc immobilier nécessaire pour proposer ce service. » explique Benoît Ducreux, attaché de presse au groupe La Poste. Une proximité que La Poste assurera aussi dans les milieux les plus ruraux en proposant à terme des examens du Code de la route individuels. « Ce sera certainement le cas dans la Drôme et en Ardèche » précise Benoît Ducreux, ajoutant que l’objectif est d’ouvrir au niveau national d’ici la fin de l’année 300 centres d’examens. Sur Valence, elles sont pour l’heure deux à assurer ce rôle d’examinatrice (Danièle Perrot et Corinne Roubi), mais bientôt une 3 e personne devrait être formée, et à terme une 4 e.


Julie Sanchez



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