SOCIÉTÉ

• Lundi 9 janvier 2017 à 10h05

La Teppe a fêté ses 160 ans

La Teppe s’est vue confier, en 2012, la création du centre national ressources sur les handicaps rares associés à une épilepsie sévère.

  • Illustration actu Grande illustration actu

    La Teppe s’est vue confier, en 2012, la création du centre national ressources sur les handicaps rares associés à une épilepsie sévère.

  • Illustration actu Grande illustration actu

    De nombreuses personalités ont participé à l'anniversaire des 160 ans de l'établissement médical de Tain.

  • Illustration actu Grande illustration actu

    De gauche à droite : François Luiggi à la tribune, Bernard Fleuriot, président de l'association de la Teppe, et Marianne Camus, directrice du mécénat de la fondation de la Teppe.

L’établissement médical de Tain-l’Hermitage spécialisé en épilepsie et santé mentale est un acteur unique en France. Les 160 ans de l’établissement médical la Teppe, à Tain-l’Hermitage, ont été fêtés en présence d’Éric Spitz, préfet de la Drôme, Gilbert Bouchet, sénateur maire de Tain, Annie Guibert et Hervé Chaboud, tous deux conseillers départementaux du canton de Tain, et les élus de la communauté de communes de l’Hermitage Tournonais. À cet anniversaire, présidé par Bernard Fleuriot, président de l’association de la Teppe et François Luiggi, directeur général de l’établissement, assistaient d’éminents spécialistes dont le professeur Stéphane Tirard, spécialiste des sciences de la vie et de la médecine à l’université de Nantes, et Karine Le Jeune, docteur en histoire de la médecine. Cette assistance était complétée par la présence des différents acteurs intervenants dans les parcours de soins offerts aux malades.


Un établissement spécialisé en épilepsie et santé mentale


Depuis 160 ans, la Teppe accueille les personnes souffrant d’épilepsie à Tain-l’Hermitage. Cette maladie, deuxième maladie neurologique en France, touche près de 500 000 personnes dont un tiers est pharmaco-résistante. Cette maladie neurologique est une cause de grande souffrance pour les patients et leur famille du fait des symptômes qu’elle suscite et de l’exclusion sociale qui peut en découler.

La Teppe, au sein de son centre de lutte contre l’épilepsie et de ses établissements médico-sociaux spécialisés, assure un suivi personnalisé afin de permettre des soins et un accompagnement performant aux problèmes rencontrés (médicaux, psychologiques et sociaux) pour les patients épileptiques.



500 salariés


La Teppe emploie près de 500 salariés dont 240 se consacrent aux soins encadrés par 11 médecins. À leurs côtés, un plateau technique accueille 30 thérapeutes (psychologues, psychomotricienne, assistante sociale) et 90 intervenants en charge de l’animation des différents pôles d’activités (éducateurs et animateurs). Les autres salariés se consacrent à l’ensemble des tâches administratives qu’un établissement de cette taille requiert. La Teppe accueille des résidents et des patients en provenance de toute la France, car l’offre de soin proposée pour les patients adultes souffrant d’épilepsie est unique dans notre pays. L’association est partenaire de nombreux acteurs sanitaires et médico-sociaux : CHU, centres experts… et s’est vue confier, en 2012, la création du centre national ressources sur les handicaps rares associés à une épilepsie sévère (FARHES).


Les perspectives


Nous sommes bien loin des querelles médicales entre neurologues et psychiatres, la transversalité et l’accueil pluri disciplinaire offert aux patients est le quotidien des équipes soignantes. D’ici à 2020, l’établissement médical de la Teppe a organisé son projet en quatre axes directeurs : Améliorer l’offre existante en tant que réponse aux besoins internes et externes, en exploitant au mieux la transversalité épilepsie, psychiatrie et soins somatiques ; développer un parcours de santé global et pluridisciplinaire incluant l’amont et l’aval de la prise en charge ; – valoriser les expertises développées par la Teppe tant au niveau régional et national dans le champ de l’épilepsie, qu’à l’échelle territoriale et régionale en psychiatrie ; développer la recherche clinique et l’innovation technologique et organisationnelle.

Concernant ce dernier axe et compte tenu que la Teppe est pionnière en France dans le déploiement de la psychothérapie interpersonnelle en psychiatrie périnatale, l’établissement médical prévoit de mettre en place une unité de recherche clinique et épidémiologique par le biais d’une fondation dont la directrice est Marianne Camus, faisant appel au mécénat. La Teppe est une part de l’histoire de la médecine, mais c’est également l’avenir et l’histoire de celle-ci qui s’écrit chaque jour par les actions plurielles autour et avec les patients.



P. B. (CLP)




Un centre expert en santé mentale des femmes


Depuis 1955, La Teppe développe une réponse aux problèmes de dépressions graves chez les femmes en proposant des soins aigus au sein de sa clinique psychothérapique, des soins ambulatoires au sein de son centre de consultations externes et des actions de prévention par le biais d’un réseau de périnatalité et troubles psychiques.


VN:F [1.8.4_1055]

Notez cet article

Partagez

... échangez, publiez cet article sur les sites où vous avez un compte personnel.

L’origine historique de l’activité remontant au milieu du XIXe siècle assure à la Teppe une renommée nationale. Déjà, à cette époque, des malades épileptiques traversaient toute la France pour bénéficier du « Grand Remède ». Ce « Grand Remède » était une préparation antiépileptique à base de Gallium Album (ou « Caille-Lait »), cueilli sur le coteau de l’Hermitage. Le secret de cette formule s’était transmis de génération en génération dans la famille de Larnage. Dans les années 1850, le comte de Larnage était le maire de Tain. Déterminé à comprendre l’épilepsie, il engagea sa fortune personnelle pour acheter une ferme et ses vingt hectares de terres, au sud de Tain, pour y fonder l’établissement médical de la Teppe en 1856. Il en fut le gestionnaire jusqu’en 1859 puis, de cette date à 1975, ce fut une congrégation religieuse, la compagnie des filles de la charité, qui en eut la charge. Depuis 1975, c’est sous la forme d’association relevant de la loi 1901 que l’établissement médical de la Teppe est géré.

Réagissez

Réagir à cet article