ÉGLISES

• Samedi 11 mars 2017 à 9h30

Des Indiens chez les capucins

Rayappam Saiman et Lucas Lourdusamy sont arrivés en septembre à Crest.

  • Illustration actu Grande illustration actu

    Rayappam Saiman et Lucas Lourdusamy sont arrivés en septembre à Crest.

L’unité pastorale Crestois-Diois a des couleurs internationales. Elle compte, en effet, un curé vietnamien à Crest, des sœurs africaines dans le Diois (voir Drôme Hebdo du 2 mars), des frères africains chez les spiritains d’Allex, et deux prêtres indiens chez les capucins de Crest. Lucas Lourdusamy et Rayappam Saiman sont arrivés en septembre au couvent des capucins de Crest qui regroupe dix frères tous âgés de plus de 80 ans. «  La France ne compte plus que des frères âgés qui ne peuvent plus se débrouiller tout seuls. Du coup, la province de France a fait un contrat avec la province de Tamoul pour envoyer de jeunes frères » explique le Père Lucas Lourdusamy qui est devenu le supérieur du couvent de Crest. Dans sa province du sud de l’Inde, on compte 150 frères capucins et ils sont 1 200 sur toute l’Inde, héritiers des capucins français arrivés au xvii e siècle. «  On évangélise par l’éducation et l’aide aux plus pauvres. Cela nous attire les persécutions des Hindous fanatiques qui ne veulent pas que les gens soient éduqués. Beaucoup de chrétiens subissent des persécutions de leur part » confie frère Lucas.


À mi-temps en paroisse


Appelés en France par leur congrégation, il y a 11 et 6 ans, frère Lucas et frère Rayappam ont d’abord dû apprendre le français pendant 5 mois. Ils ont ensuite rejoint la communauté de Blois qui avait en charge la gestion de la basilique. «  Notre chapitre a ensuite décidé la fermeture de la communauté de Blois, car nous n’étions plus que 4 frères. On a alors fait connaître notre souhait de travailler en paroisse, c’est pour cela qu’on a été envoyé à Crest ». Frère Rayappam est à mi-temps sur la paroisse du Crestois et Frère Lucas sur la paroisse de St-Paul-du-Rhône. En plus des messes, ils accompagnent des catéchumènes, les couples qui se préparent au mariage, les funérailles… Leur autre mi-temps, ils le passent au milieu de leurs frères âgés. «  Il faut trouver notre place au milieu d’eux. La plupart ont été missionnaires. Ils nous transmettent des choses ».

«  Malgré le vieillissement et le peu de participants à la messe, il reste toujours une foi forte en France » juge frère Lucas, «  Beaucoup de chrétiens sont dans l’action auprès des plus pauvres. Je suis étonné de voir des retraités très actifs, ce qui n’existe pas chez nous. Au nom de leur foi, ils se consacrent aux autres, visitent les malades… »



Estelle Prat


VN:F [1.8.4_1055]

Notez cet article

Partagez

... échangez, publiez cet article sur les sites où vous avez un compte personnel.

Réagissez

Réagir à cet article