ÉCONOMIE

• Vendredi 31 mars 2017 à 9h36

À Romans-sur-Isère, cycles et motos tournent encore…

La devanture située place Jacquemart.

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    La devanture située place Jacquemart.

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    Fabrice Thibaudault et Jean-Paul Laugier, associés depuis neuf ans.

L’un des derniers réparateurs et vendeurs de deux roues est basé place Jacquemart, alors que plusieurs commerces de ce secteur d’activité ont fermé durant les années deux-mille. Un autre magasin spécialisé fait aussi de la résistance avenue Duchesne.


Au 42 de la place Jacquemart, trône un magasin. C’est l’un des plus anciens de la place romanaise : les cycles Thibaudault-Laugier. Le commerce a été ouvert par Fabrice Thibaudault en juin 1995, succédant à Max Bosc, un garagiste qui était en place depuis près de trente ans. Dans ces locaux qui étaient autrefois une huilerie, le magasin dédié aux deux-roues motorisées ou non est concessionnaire Piaggio et Gitane. Une belle époque durant laquelle les scooters se vendaient comme des « petits pains » se rappelle Fabrice, toujours souriant. Les vélos de course, les VTT trouvent également toute leur place dans ce commerce sollicité par de nombreux particuliers dont les sportifs locaux.


Mais les comportements d’achat évoluent vite. Au milieu des années deux-mille, le scooter est moins à la mode, et quitte à passer le permis pour circuler en deux roues, autant acheter une moto. Pas le même budget. La clientèle se tourne peu à peu vers d’autres activités. Le commerçant change alors sa stratégie. Il y a près de dix ans, Fabrice Thibaudault décide de s’associer avec Jean-Paul Laugier, ancien mécanicien spécialisé pour les marques Honda et Yamaha. Les deux Romanais unissent leurs forces au moment où la crise du scooter commence à sévir. « Nous vendions moins de 50 cm 3 » se souvient Fabrice. En cause ? « La réglementation est devenue plus stricte pour ces véhicules-là. Les jeunes étaient aussi moins adeptes des deux roues et préféraient leur univers numérique devant l’écran d’ordinateur » , avouent les deux patrons.

Heureusement pour eux, il y a les réparations nombreuses à effectuer toute la semaine et la vente de vélos de types différents qui demeure vivace tout comme de nombreux articles (casques, paires de gants, compteurs, cuissards de cycliste…), la dernière activité n’étant autre que la location de vélo (ville, VTC, VTT, course). Commence à poindre aussi la vogue désormais du vélo électrique qui semble connaître le succès dans l’agglomération péageoise particulièrement sensible au mode de déplacements doux.

Reste que les cycles Thibaudault-Laugier font figure d’un commerce unique : d’autres cycles et commerces dédiés aux motos et vente de scooters ont déposé le bilan ou fermé leurs portes dans l’agglomération depuis quelques années : Bouvier et Vilard à Bourg-de-Péage, Benito et Mazouyer sur Romans… SOS Moto reste toutefois présent dans la cité de Jacquemart, avenue Duchesne et permet de « soulager » leurs homologues de la place Jacquemart. Malgré une réelle évolution, Fabrice et Jean-Paul affichent aujourd’hui un optimisme de rigueur et accueillent de nouveau une clientèle qui recommence à privilégier les scooters (50 cm 3 et 125 cm 3). Un retour de mode ?



Pascal Djemaa (CLP)



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