SOCIÉTÉ

• Lundi 3 avril 2017 à 9h36

Centre pénitentiaire de Valence : un nouveau directeur pour un nouveau départ

Cette visite à Valence était la dernière du ministre avant qu’il n’entre en période de réserve.

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Jeudi dernier, Jean-Jacques Urvoas, ministre de la justice, a visité les différents quartiers du centre pénitentiaire de Valence à l’occasion de l’installation du nouveau directeur, Luc July. Ce dernier devra rapidement présenter au garde des Sceaux un nouveau projet d’établissement afin de repartir sur de nouvelles bases.



Depuis le 20 février, Luc Joly est le nouveau directeur du centre pénitentiaire de Valence. Il succède à Hugues Belliard qui a visiblement payé les deux mutineries successives que la prison a connu les 25 septembre et 27 novembre derniers. Alors comme un symbole, et c’est lui-même qui le dit, le ministre de la justice Jean-Jacques Urvoas était présent jeudi dernier pour la cérémonie officielle d’installation de ce nouveau directeur, en présence du personnel du centre pénitentiaire. « Ces deux mutineries que vous avez connues en fin d’année auraient pu être dramatiques, et effacent les aspects positifs de cet établissement qui fait preuve d’avancées architecturales et aux modes de travail revisités. L’arrivée de ce nouveau directeur est donc l’occasion de marquer un nouveau départ pour ce centre pénitentiaire. »


Luc Joly est donc diligenté par le ministre de présenter « très rapidement » un projet d’établissement portant sur les deux quartiers (Maison d’arrêt et Maison centrale) et s’appuyant sur le personnel de ces deux Maisons. « Un projet qui devra proposer une nouvelle organisation des services, prendre en compte la sécurité du personnel et des détenus, et la cohabitation entre maison d’arrêt et maison centrale. » précise Jean-Jacques Urvoas qui estime avoir perdu trop de temps et donnant toute sa confiance au nouveau directeur : « Trop de semaines se sont écoulées. Maintenant il faut agir avec détermination et discernement. Je vous connais M. July, je vous ai déjà vu travailler et je sais que vous avez toutes les qualités pour agir. Je suis conscient que votre tâche est lourde et c’est pourquoi je tenais à vous installer personnellement dans vos nouvelles fonctions ».


Jouer collectif


À l’issue de la cérémonie, Jean-Jacques expliquera qu’il est venu aussi pour se rendre compte physiquement de la destruction opérée à la Maison centrale par les détenus : « Les dégâts sont estimés à 1,70 M€ pour un bâtiment qui vient d’être livré. Je suis consterné par ce type de comportement, et si je suis ici aujourd’hui c’est aussi pour manifester ma gratitude envers les personnels et ma détermination vis-à-vis des détenus. »

Sur le problème de sous-effectif plusieurs fois évoqué par les organisations syndicales, le ministre reconnaît que les personnels ont raison, mais se défend en précisant qu’il crée des postes de surveillants pénitentiaires sans pour autant avoir assez de candidats pour cette fonction peu attractive.

Quant à la difficulté de faire cohabiter maison centrale et maison d’arrêt qui est aussi mise en avant par les organisations syndicales (et par l’ancienne direction), le garde des Sceaux est très clair : « on ne changera rien. Ce n’est pas le seul établissement mixte (3 en France, ndlr). Les deux mutineries qui se sont produites ici sont inacceptables, mais ce n’est pas un problème de moyens. Je pense qu’il y a un problème de dialogue à l’intérieur de cet établissement et on ne pourra changer les choses que par le collectif. Le nouveau directeur a eu des responsabilités importantes dans d’autres centres de détention et il a toute ma confiance pour faire que cet établissement redémarre. »



Julie Sanchez


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