ÉCONOMIE

• Mardi 4 avril 2017 à 10h36

Un espace dédié aux entreprises naissantes et innovantes

Sébastien Lhortolat, dirigeant de ConiTech, témoigne de son installation dans la pépinière d'entreprises.

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    Sébastien Lhortolat, dirigeant de ConiTech, témoigne de son installation dans la pépinière d'entreprises.

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    La Fabrique se situe dans les anciens locaux de la communauté de communes Rhône Valloire à Albon. Le bâtiment a été entièrement rénové pour devenir un lieu de travail adapté aux besoins d'aujourd'hui.

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    Pierre Jouvet explique le projet de La Fabrique, pépinière d'entreprises et espace de co-working.

Une pépinière d’entreprises située dans les anciens locaux de la communauté de commune Rhône Valloire au Creux de la Thine à Albon a été inaugurée le 20 mars dernier par les élus. Un lieu de création et d’innovation qui doit permettre au territoire de se développer un peu plus.


Quoi de mieux pour donner une image dynamique du territoire que d’inaugurer un nouvel espace de travail un lundi matin ? Au cours de cette matinée où étaient conviés les maires de la communauté de communes mais aussi des chefs d’entreprise, Pierre Jouvet, président de Porte de DrômArdèche, a mis l’accent sur sa volonté de faire du développement économique la priorité numéro un du projet de territoire. Et ce nouveau bâtiment s’y prêtre bien puisqu’il abrite une pépinière d’entreprises et un espace de co-working. Le cabinet d’architecte 2AI d’Annonay a piloté les travaux, essentiellement réalisés par des entreprises du territoire. Les financeurs sont l’État au titre de la DETR pour 92 500 € et des fonds d’investissement pour 55 524 €, le Département au titre du dispositif « solidarité territoriale » pour 80 000 € et 6 000 pour le financement de la fibre optique, ceci sur un budget global de 630 000 €.


Un lieu moderne


Dénommée La Fabrique – avec une petite ampoule comme point sur le « i » – ce bâtiment s’étend sur 500 m 2 et chaque pièce est reliée à la fibre optique. Il propose une salle de réunion d’une capacité de 50 personnes, équipée de matériel multimédia et même d’un espace où il suffit de glisser une clé USB pour enregistrer les débats. À côté, un espace de convivialité et de rencontres doit permettre l’émulation et la création. Cet espace dispose d’une cuisine équipée de vaisselle Jars et Revol. D’ailleurs, plusieurs entreprises emblématiques du territoire sont représentées par leur produit avec du mobilier Lafuma ou Ceralep, du carrelage Novocéram etc.. De grandes photos décorent les espaces en présentant les savoir-faire locaux. Mais pour éviter la monotonie ennemie de la création, chaque espace est différent.

Plusieurs salles permettent des réunions de trois, quatre personnes à une vingtaine. Les 12 bureaux sont répartis entre le sous-sol ouvert sur l’extérieur, le rez-de-chaussée et l’étage. Ils sont de tailles différentes, de 10 à 16 mètres carrés, afin de pouvoir convenir au plus grand nombre. L’espace co-working est design et bénéficie d’un système de vidéo projection ainsi que d’un tableau blanc interactif. Équipé de casiers, il permet aux locataires à la journée de laisser leurs affaires s’ils ont à sortir. Ce lieu se veut proche des manières de travailler aujourd’hui, c’est-à-dire très ouvert. « Nous devons adapter notre modèle économique au nouveau modèle d’évolution de demain. Je veux qu’il y ait des jeunes qui aient des idées, nous voulons leur ouvrir cet espace pour qu’ils puissent venir ici créer, échanger » assure Pierre Jouvet. La Fabrique n’a pas vocation à accueillir des sociétés pour qu’elles y demeurent. C’est une passerelle pour de jeunes entrepreneurs à des coûts raisonnables pour qu’ils puissent lancer leur entreprise avant de « voler de leurs propres ailes » .

Un espace reprographie et un espace d’accueil sont à disposition en commun. Si l’intérieur a été construit avec attention, il en est de même pour l’extérieur, avec deux terrasses plein sud accessibles par l’arrière du bâtiment. Le parking déjà existant a été agrandi pour accueillir plus de visiteurs.

Sébastien Lhortolat, qui loue depuis peu deux bureaux et une partie atelier a témoigné des raisons de son installation dans le bâtiment. « La Fabrique est sur un axe majeur Valence-Lyon tout en étant à proximité de Grenoble. Le bâtiment est une structure qui offre de belles prestations et qui permet de bénéficier d’un accompagnement » . Il espère se créer un réseau à travers la connexion avec les autres locataires ou les occupants de l’espace co-working. Son entreprise, Conitech, a vocation à apporter des solutions connectées sans fil pour les objets. D’autres entreprises sont déjà dans les lieux, d’horizons différentes avec SAM (solutions appliquées multimédias et stratégie Web), Brochier import-export et Reso-Rh, spécialiste en conseil ressources humaines et formations.



Pour une dynamique économique


Pierre Jouvet n’a pas manqué de souligner la perspicacité des élus de l’ancienne communauté de communes Rhône Valloire, qualifiés de « visionnaires » pour avoir su se rassembler à une période où la loi ne l’imposait pas. Et comme La Fabrique se trouve dans les anciens locaux de Rhône Valloire, il n’a pas manqué de souligner que « ce lieu, fabrique de l’action publique, devient fabrique du développement économique » .

L’emplacement du bâtiment est stratégique : à deux pas de la zone Panda et du futur échangeur autoroutier ainsi qu’à proximité des grandes entreprises de portée internationale comme Bert, XPO, Aquilux, Ugigrip, etc. «  Le territoire a un passé industriel fort grâce à des entreprises de renom, c’est cette belle histoire que nous avons voulu mettre en avant. Les entreprises existent les unes à côté des autres mais elles ne sont pas organisées entre elles, on veut leur donner une dynamique, les faire se rencontrer pour une activité économique plus dense ». Pour se faire, le club d’entreprises Amplitude a été créé. Il disposera d’ailleurs de la salle de réunion pour ses divers besoins. Jean-Pierre Peyraud, maire d’Albon, s’est dit « conscient que l’emploi et les richesses, ce sont les entreprises qui les font. Elles doivent être innovantes, productives et imaginatives. Les politiques ont fait ce qu’il fallait pour accompagner leurs créations » .



C.C. (CLP)



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