ÉCONOMIE

• Lundi 17 avril 2017 à 9h40

Romans : tailleur de pierre aux Récollets

Le golgotha a pris un coup de jeune !

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    Le golgotha a pris un coup de jeune !

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    Maxime Joly dans une chapelle qui nécessite une reprise complète de ses murs.

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    Maxime Joly fait découvrir le métier de tailleur de pierre aux jeunes conseillers de Romans.

Métier ancestral, le savoir-faire de la taille de la pierre est transmis depuis des siècles de génération en génération. Au sein du calvaire des Récollets, à Romans, cette profession trouve là-bas toute sa raison d’être. Les enfants romanais du conseil municipal des jeunes ont pu s’en apercevoir. Ils ont découvert la taille de la pierre grâce à Maxime Joly qui a effectué son apprentissage au sein des Compagnons du Devoir.


Mais ce métier nécessite une qualification spéciale comme le précise le principal intéressé : « En deux ans, on peut acquérir un CAP de tailleur de pierre. Une école propose ce type de formation non loin d’ici, dans un haut lieu patrimonial et chargé d’histoire, à Saint-Antoine-l’Abbaye dans l’Isère ».

Actuellement, plus de 5 000 entreprises de taille de pierre et de marbrerie existent dans le pays faisant vivre plus de 15 000 salariés. « Le plus gros marché est celui de la restauration » , ajoute Maxime Joly devant les jeunes « mais il existe aussi un petit marché du mobilier de décoration et du mobilier urbain » .

Ce ne sont pas forcément des quinquagénaires qui travaillent la pierre. Dans ce métier, les compagnons ou non compagnons sont plutôt jeunes : 44 % des salariés ont moins de trente ans. Les nouvelles générations semblent s’intéresser et pratiquer ce savoir-faire.

Parmi les jeunes visiteurs, Ludwig, 11 ans, scolarisé aux Maristes, contemple les chapelles qui ne sont pas au programme de la restauration. Il se contente d’approuver le travail effectué par les hommes dans le passé, sans pour autant être attiré par le métier. Son copain, Clément, âgé de 13 ans, est aussi contemplatif mais affirme qu’il veut «  devenir historien car ça me passionne » . L’entreprise Jacquet a enlevé plus de 100 m 3 de terre du site des Récollets avant de reconstruire un escalier par-dessus les vestiges d’anciennes marches et de couler une nouvelle dalle. « 23 tonnes de béton emmenées au seau ! » , lance fortement Maxime Joly devant les jeunes élus. Tout le monde écoute attentivement et fait le tour du calvaire. Plusieurs questions fusent dont certaines portant notamment sur la reprise des chapelles qui entourent le Golgotha. Un autre vaste chantier qui fera l’objet d’une autre opération. Reste à savoir quand celle-ci sera déclenchée.




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Ce sera le 7 septembre prochain que le nouveau calvaire des Récollets sera inauguré officiellement par la ville de Romans. Certes, tout ne sera pas restauré sur ce site religieux bâti il y a cinq siècles par de riches notables de la ville, mais les travaux de rénovation engagés et placés sous la responsabilité de l’entreprise Jacquet, auront permis de restaurer le portail d’entrée, les murs entourant le calvaire et le Golgotha installé au centre. La semaine dernière, un groupe d’adolescents du Conseil municipal des jeunes de la ville de Romans s’est rendu aux côtés de leurs aînés sur le site, à la découverte du métier de tailleur de pierre pratiqué par les trois ouvriers spécialisés dont Maxime Joly. En préambule, le groupe a eu droit à un petit discours d’introduction de la part de Laurent Jacquot, adjoint en charge des questions liées au patrimoine local. L’élu a rappelé l’importance d’un tel chantier encouragé par le mécénat des entreprises et des particuliers avant de lancer : [I]« [I] [/I]Ici, nous travaillons pour les Romanais qui viendront dans trente ou cinquante ans. C’était un désir citoyen pour nous de restaurer ces monuments publics. Nous sommes des passeurs de mémoire [I] [/I]» [/I]. Et de préciser à l’attention du jeune public : [I]« [I] [/I]Ne prenez pas qu’une partie de l’histoire de vos aïeux, c’est un ensemble qui comprend le religieux comme le reste [I] [/I]» [/I].

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