ÉCONOMIE

• Vendredi 21 avril 2017 à 9h53

Socarbois cherche de la main-d’œuvre

Pierre Jouvet, président de Porte de DrômArdèche et Aurélien Ferlay, vice-président délégué au développement économique, industriel et numérique ont visité deux entreprises ce jeudi 13 avril dans l’objectif de bien connaître leurs besoins et de proposer des solutions. Parmi elles, Socarbois qui se situe à Albon et cherche à embaucher.


L’entreprise Socarbois fabrique des palettes perdues en pin Douglas, des caisses et des palettes à dosseret. La société se porte bien et enregistre même un frémissement vers un accroissement d’activité.


Une entreprise qui peine à recruter


La préoccupation des dirigeants, Florian Volle et Julien Ménard, est d’améliorer l’outil de production pour améliorer les conditions de travail. « On travaille avec la médecine du travail pour améliorer l’ergonomie des postes, témoigne Florian Volle. Ils sont manuels, les contraintes physiques existent et en plus les tâches sont répétitives » . Concrètement, les dirigeants cherchent une solution semi-automatique pour optimiser les conditions de travail. Ils estiment que c’est leur chantier principal pour les deux années à venir.

Actuellement la moitié de la production est faite à la main, ce qui permet d’ailleurs de répondre à toutes les demandes spécifiques et de faire preuve de flexibilité. Pour les gros volumes, la fabrication se fait sur une machine. En tout, l’entreprise compte aujourd’hui 26 personnes dont une partie recrutée par intérim, «  le meilleur système aujourd’hui pour trouver des employés » estime Florian Volle. Pourtant il souhaiterait pérenniser les postes et se dit prêt à faire signer des contrats à durée indéterminée (CDI). Encore faut-il que les salariés aient envie de rester. «  L’entreprise est petite, tout le monde se connaît et l’ambiance est bonne » assure Florian Volle. Mais aujourd’hui, la valeur ajoutée du travail lui semble avoir beaucoup baissé et il peine à recruter. « Aujourd’hui, il n’y a pas une grande attirance pour clouer des palettes, les jeunes ne sont pas intéressés » . Précisons qu’il ne s’agit pas de taper sur les clous au marteau manuel, les outils sont les outils sont pneumatiques. L’entreprise est d’ailleurs aussi prête à embaucher des personnes ayant un handicap léger, elle en compte déjà dans son personne, l sans souci, puisque tous les postes sont en binôme. « On a un bon retour de ces employés, ils sont demandeurs, assez motivés et volontaires. On a de la chance d’être une petite structure, on est proche les uns des autres, on est humain » .

L’entreprise produit un million de palettes par an pour un chiffre d’affaires de 5,8 millions d’euros. Pourtant son image n’est pas attractive. « On fournit un produit qui va permettre d’expédier, ce n’est pas la priorité, on nous voit en dernier d’où un besoin de réactivité forte et de souplesse. Ce que l’on peut avoir parce qu’on est une PME » . Les clients de Socarbois sont dans un environnement proche même des voisins comme c’est le cas avec Ugigrip ou la base Intermarché, à droite et à gauche de Socarbois. Les constats de Florian Volle ont permis à Pierre Jouvet, président de Porte de DrômArdèche, de présenter le dispositif Objectif Emploi et le forum de l’emploi qui avait lieu la semaine suivante. « En un an 90 entreprises ont fait appel à la communauté de communes ce qui a permis le retour à l’emploi de 400 personnes. Aujourd’hui on doit résoudre un problème majeur. On doit revaloriser le travail par rapport au non-travail » soulignait l’élu.



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