ENVIRONNEMENT

• Vendredi 5 mai 2017 à 9h04

Carnet rose à venir au port de l’Épervière de Valence

La maman cygne et ses oeufs qui devraient éclore dans les prochaines semaines.

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    La maman cygne et ses oeufs qui devraient éclore dans les prochaines semaines.

Il n’y aura qu’une seule nichée de cygnes cette année au port de l’Épervière. Et pourtant, comme toutes les années, il y avait bien trois couples qui, début avril, avaient installé leurs nids sur les rives du Rhône, deux sur la langue de terre qui s’avance séparant les eaux calmes du port et celle du grand Rhône, et un troisième, tout près du vieux toueur « l’Ardèche ».


Mais à ce jour, il n’en reste plus qu’un… Plus rien, même pas une brindille ou la tache brune que laisse l’empreinte d’un grand nid… Que s’est-il passé ? Malveillance ou simple régulation des naissances et des couples de grands oiseaux résidant en ce lieu. Car il faut savoir que chaque couple a besoin d’un large territoire (plus d’un hectare) et toute intrusion en leur domaine peut donner lieu à de violentes bagarres entre eux. En attendant que précision se fasse, il est plaisant d’aller à la rencontre, tout en bout de digue, de celui restant.

Et c’est ainsi qu’en ce dernier dimanche d’avril, alors qu’un fort vent du midi fouette les branches et installe des vaguelettes sur les eaux du fleuve, un bien joli spectacle s’offre à la vue. Immobile, la tête sous l’aile, la maman cygne couve et somnole. À ses côtés, bien droit sur ses pattes, le père veille, imperturbable. Et pas question de s’approcher. Même les chiens, en laisse, font un détour ! La puissance des cygnes est énorme. D’abord ils sifflent en un avertissement puis, afin d’impressionner un peu plus, leurs grandes ailes se déploient en quelques bruyants battements qu’il vaut mieux prendre au sérieux. Dernière sommation. Passez votre chemin sinon il faudra courir ! C’est normal, le mâle protège son nid, sa femelle et les œufs.

D’ailleurs quelque peu engourdie par des heures d’immobilité, délicatement, la mère cygne se lève pour détendre ses pattes et six œufs apparaissent. Leur gabarit est approximativement de 7,5 cm de largeur pour un peu plus de 11 cm de longueur. Puis après avoir aéré ses plumes en s’ébrouant, vite, elle se réinstalle et les enfouit sous son chaud et doux plumage.

Chaque œuf a été pondu avec un intervalle d’un jour. Puis la couvaison a commencé, elle s’étendra entre 34 et 45 jours. C’est principalement la mère qui l’assure, le père quelques fois la remplacera. La naissance des poussins ne devrait donc pas tarder. Quelques moments merveilleux qu’il sera plaisant d’immortaliser tout en restant discret.



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